‹ Œuvres de Saint François de SalesChapitre 26 sur 124 · A UN INCONNU · texte numérisé non relu

A UN INCONNU

(PRAOMBNT INIDIT)

Regrets adressés à un supérieur de n'avoir pas su le rencontrer pour lui baiser les mains.

[Fin 1608 ou 1609(1).] Monsieur,

Je desirois infiniment d'avoir Ihonneur de vous bayser

( I ) La date proposée est suggérée par une particularité : le verso de TAutographe et le blanc laissé au recto ont servi au Saint pour écrire la var» ( f )

ii6 Lettres de saint François de Sales

les mains et vous vouer, en présence, Tobeissance que je vous veux rendre toute ma vie, et avois marqué la ville d'Aix pour le lieu auquel, avec moins de vostre (*) incommodité, je pourrois jouir de ce bonheur Ihors que vous y viendries faire vostre visite. Mais n'en ayant pas sceu le tems, cett'occasion s'est escoulee inutilement pour moy. Je cours donq d'esprit et d'afifection après vous. Monsieur, et vous supplie (^) très humblement de me vouloir

Rêva sur TAutographe consenré à U VisiUtion d'Annecy.

( a ) [Le Saint a passe nn trait de plnme sur les lignes qui précèdent ; nous les avons reproduites dans notre texte ponr donner un sens complet à ce fragment qui n'est qn*une minute.]

(b) /r cours donq — après tous, Monsieur, en esprit et affection, pour yous supplier

qui figure au tome III de notre Edition, p. 318. Cette variante représente un fragment du xui* chapitre de la IV* Partie de V Introduction a la Vie dévote^ deuxième édition, laquelle, parue vers septembre 1609, fut sans doute rédigée dès les premiers mois de la même année. (Cf. la Préface du tome III, pp. zviu-xx.) Le genre d'écriture et la couleur de Tencre de notre fragment de lettre font croire que sa date ne précède pas de beaucoup la rédaction dudit chapitre.

Quant au destinataire, le texte semble indiquer nn évéque nouvellement promu. S'agirait-il de rBvéque de Grenoble, Jean de la Croix, ou d'un prêtre délégué par lui, ou même d'un grand personnage ? De nombreuses recherches n'ont pas permis de le découvrir.

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A LA BARONNE DE GHANTAL

(pragmint)

Impatience de M"* de Boisy de voir la conclusion du mariage de son fils Bernard. — Le Saint partage ce même désir, mais sans impatience.

Annecy, [fin 1608 ou 1609(1).]

Je VOUS asseure que ma mère est dans une telle impa-

( I ) Ce fragment a été écrit, semble*t«il, après le voyage du Saint en Bourgogne, qui eut lieu en août-septembre x6o8.

Année 1608 117

tîence d'estre mère d'une fille que vous luy aves donnée, que les continuelles presses qu'elle m'en fait me bailleroyent avec elle de l'inquiétude, si je ne me souvenois de l'édifice auquel je travaille, qui est de bien establir mon ame dans une constante paix. Dieu m'est a tesmoin combien je désire cette belleseur et comme elle me sera chère. Non, je ne penseray point que ce soit ma belleseur, elle me sera plus que seur et plus que fille ; mais pour cela, se faut il empresser ?

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