PREMIÈRE PARTIE
Cette première partie se composera de lPexamen des divers ouvrages de Vieq-d’Azyr.
INTRODUCTION
On a beaucoup loué et fort bien loué Vicqd'Azyr, sous le rapport de sa capacité littéraire, et sous celui des services qu’il a rendus à l’anatomie de l'homme, à l'anatomie comparée et à la médecine ; mais on n’a pas encore fait valoir convenablement son plus beau titre à la gloire: on ne l’a point considéré comme le fondateur des bases positives de la science de l’homine. C'est à ce point de vue que je vais me placer pour examiner ses œuvres.
Les œuvres de Vicq-d’Azyr sont une mine féconde qui n’a point encore élé exploitée ; elle enrichira tous ceux qui poursuivront un de ses
innombrables filons. L'histoire des sciences nous offre plusieurs exemples d'ouvrages auxquels on n’a rendu toute la justice qu'ils méritaient, que longtemps après la mort de leurs auteurs ; en compensation de ce fait, elle nous présente celui très-fréquemment répété d'ouvrages qui, à l'instant de leur publication, ont été estimés beaucoup au-dessus de leur valeur. Ceux dont nous allons rendre compte appartiennent.bien certainement à la première de ces deux classes.
Je diviserai mon examen en deux parties, sous le nom de sections. Je m’occuperai dans la première des idées physiologiques de Vicq-d'Azyr. J’analyserai dans la seconde ses idées psychologiques, c’est-à-dire celles qui ont directement la science de l’homme pour objet.