PREMIÈRE PARTIE
Nous diviserons celte première partie en quatre sections.
PREMIÈRE SECTION
Dans cette première section, nous ferons l'histoire des découvertes astronomiques, depuis le xv° siècle jusqu'à Newton. Nous nous attacherons principalemént à rendre compte de celles faites par Copernic, Kléper, Galilée, Huyghens et le grand Descartes. Nous prouverons que l’idée de la gravitation n’a été que le résumé des idées de cinq grands hommes, et que si Newton se présente à l'imagination comme d’une taille colossale, c'est qu'il se montre à nous monte sur les épaules de cinq géants chevauchés.
DEUXIÈME SECTION
Nous analyserons dans cette deuxième section les travaux de Newton, d’abord son idée de la gravitation, ensuite celle qui a servi de base à l'invention du calcul infinitésimal, puis celle sur
laquelle il a fondé son optique. Nous ferons remarquer : 1° que dans tous ses travaux il a suivi la marche à posteriori; 2 que ses idées sur l'optique se sont trouvées, sous leur rapport physique, en opposition avec celle du vide qu'il avait cru nécessaire d'établir pour mettre sa conception de la gravitation à l’abri de toute objection; 3° que l’idée de la gravitation n’a été présentée par lui que comme une hypothèse; qu'il n’a appliqué cette hypothèse qu’à l’astronomie, c’est-à-dire aux solides célestes, sans avoir considéré les eflets que cette force devait produire sur les fluides.
TROISIÈME SECTION
Dans cette troisième section, nous ferons l’histoire des progrès de l’idée de la gravitation, depuis le moment de sa découverte jusqu’à ce jour; nous remarquerons surtout la belle expérience de Cavendish, qui a constaté que la gravitation avait lieu dans l’atmosphère terrestre comme dans les espaces célestes, puisque l'attraction des montagnes s'y faisait sentir d'une manière appréciable.
QUATRIÈME SECTIONS
Nous nous attacherons principalement, dans celle quatrième section, à faire voir les inconvénient(s quisont résullés de l'erreur que l'Ecole a commise en considérant Newton comme un philosophe, et en envisageant la physique des corps bruts comme l'unique point de départ des travaux scientifiques, et la méthode à posteriori comme la seule qui pouvait améliorer le sort de l'Espèce humaine, en perfectionnant les connaissances acquises.