‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 112 sur 273 · XXIII. Pour une Véture · texte numérisé non relu

XXIII. Pour une Véture

elle fit mettre à Jacob les habits de son frère qui estoyent tout parfumés. Isaac embrassant son fils, qu'il croyoit estre Esaù, et sentant V odeur de ses vestemens comme un champ fleuri, il luy print les mains et luy donna sa bénédiction de l'héritage céleste. Reveste^-vous donc aussi, ma chère fille, des habits et habitudes de ce sacré Fils du Père éternel, à fin que vous puissiez mériter la grâce de recevoir sa bénédiction *. * Cf. supra, p. 56.

O que bienheureuses sont les âmes qui entrent en Religion à cette suprême fin, pour cueillir les fleurs des grâces de Dieu et jouir après de leurs fruits au Ciel ! Mais ceux qui sont venus pour d'autres motifs il ne faut pas qu'ils perdent courage, car on peut tousjours redresser son intention, la bonifier et la rendre meilleure, pourveu qu'on se despouille bien du viel homme, comme nous avons dit, et qu'on prenne les habitudes de la Religion.

Or sus, ma très chère fille, demeurez en paix, et vous reveste^ de V homme îiouveau, ainsy que nous vous dirons en vous mettant le voile, et vous recevrez la bénédiction que l'Eglise donne à cette intention. Amen.

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