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et divorce, ce grand combat et contention qu'il avoit sur le point de sa conversion , en ses deux parties, l'inférieure et la supérieure, combat le plus grand qui se puisse voir, appercevant en fin les yeux de la miséricorde qui desja le regardoyent, il s'escrie au commencement "Cf.init.libriVlll. du Livre neufviesme de ses Confessions * : O Seigneur, vous avez regardé vostre serviteur et le fils de vostre
* Ps. cxv, 7. servante *. Puis après, sentant la main puissante de
Dieu qui le deslioit, il poursuit avec ces paroles qui sont
* Vers. 3, 4, 7. du Psalme cxv* : Dirupisti vincula mea; O Seigneur,
vous m'aveç deslié des liens de mes péchés, et que feray-je en reconnoissance d'une telle faveur ?y<? vous sacrifieray un sacrifice de louange, je boiray le calice de vostre salutaire et invoqueray le nom du Seigneur. Ayant donques à m'entretenir avec vous, quel meilleur sujet pourrois-je prendre que ces paroles du Psalmiste : Dirupisti, et ce qui suit ? Mais pour rendre mon discours plus familier, je le diviseray en trois points : au premier nous verrons quels sont les liens desquels saint Augustin estoit lié ; au second, quel sacrifice de louange il a offert à Nostre Seigneur ; et au troisiesme, quel est ce calice du salutaire. Quant au premier, c'est chose merveilleuse comme ce
( 1 ) La date de ce sermon se trouve dans le Manuscrit de Digne.