‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 94 sur 273 · SERMON DE VÊTURE POUR LA FÊTE DE SAINTE ANNE · texte numérisé non relu

SERMON DE VÊTURE POUR LA FÊTE DE SAINTE ANNE

26 juillet 1618 (1 )

Simile est Regnum cœlorum homini negotiatori quœrenti bonus maraaritas ; inventa autem una pretiosa margarita, abiit et vendidit omnia quœ habuit et émit eam.

Le Royaume des deux est semblable à un marchand qui cherche des perles ; et en ayant trouve une de grand prix, il va, vend tout ce qu'il a et l'acheté.

Matt., xiii, 45, 46.

C'est certes très à propos que Nostre Seigneur dit que le Royaume des deux est semblable à un marchand, lequel cherchant des perles en trouve en fin une d'un prix et d'une valeur si excellente au dessus de toutes les autres, qu'il va et vend tout ce qu'il a pour l'acheter. Il veut nous faire entendre par cette similitude que les négociateurs du Ciel sont semblables à ce marchand ; car, si vous y prenez garde, ils font un mesme négoce, je veux dire, ils négocient de mesme façon. Voyez-vous ce marchand ? Il cherche des perles, mais

( 1 ) Ce sermon, déjà mentionné plus haut (note ( 1 ), p. 39), a été prêché pour la Vêture des Sœurs Françoise-Jacqueline de Musy et Marie-Françoise Bellet (voir Y Année Sainte, tome Ier, p. 768, et tome II, p. 58). On a peine à s'expliquer la bévue par laquelle Migne Ta inséré deux fois dans son tome IV. Il figure d'abord (col. 1535) d'après le texte de 1641, comme ayant été prononcé pour la Profession de quelques Religieuses de la Visitation, et un peu plus loin (col. 1624), on le retrouve parmi les pièces inédites sous son vrai titre : Pour la fête de sainte Anne.

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