CONNEXION DES DEUX NATURES DE L'HOMME. S
du L-rirus . (In plaisir ..inns son birr. être . atln de prûloiu.'er eu d'éloigner l'un ou l'autre (le ces états, ■ 1 ■- - tes rlit'irher ou de Ifis lui r-. Voilà donc déjà l'orpuiisiiic lié, pour ainsi dire, à ia faculté de sentir, l'I l'âme associée aux inleréls du corps. Nous avons déjà là quelque chose du plus que la végétation, quoique chose de plus qu'un automate inanimé, qu'un mécanisme de nerfs et de muscles : nous avons ia vie animale
L'élut florissant de la vie animale est, comme nous le savons, extrêmement important pour l'heureux accomplissement des opérations de l'ame, et ne peut jamais être supprimé sans que les fonctions de celle-ci en soient sensiblement troublées. Il faut, en conséquence, que cet état florissant ait un fondement solide, qui ne soil pas iiis.'ni.rlit ébranlé. e'e-1-i-d ll'e il faut que l'âme soit déterminée par une force irrésistible aux actes de la vie physique. S'il en est ainsi, les sentiments du bien-être ou du malaise animal pourraient-ils bien avoir une origine spirituelle, être le produit de la pensée? Que de fois alors ne seraient-ils pas obscurcis par l'éclat pins vif des passions, assoupis par l'inertie ou la sottise, i«yi|;fs au milieu des affaires ou des ■distractions? D'ailleurs l'hommc-animal ne devrait-il pas,
dans ce eus, avoir la connaissance la plus complète do son organisation? Ne faudrait-il pas que l'enfant fût passé maître dans cet ordre de connaissances où les Ilarvey, les Boerhave, les Haller sont encore restés des apprentis après des investigations d'un demi-siècle î
Nous admettrons donc que lame ne pouvait avoir absolument aucune yln de l'état. '|u'e!le doit ujudilier. Lnmmcnl en sera-t-clle avertie, comment enlrera-t-elle en action?
lion. J-'liomme vil flf U \ '\-< niiinnl" ] arlicipe k les plaisin M a se< douleur?. Mais pourvoi '.' 11 jouil et ..usttrr iilin ilv c»Pn" sa vie animale; il conserve vn vie animale sim ne ]ir..l..ri t r h .r .1 vi<> tjii.i 111 elle ici donc leoinj-m et If bul son! distinct, tandis r(iie l.i ils n.ai.i rail jure ctiiiriilcr. C'cit la une (Ici tlgmi il iHmitttUon entre IhommH el la baie. IS'oW 0> l'aultur.j
lesquels l'entendement ne joue aucune espèce de rôle. Ces sentiments doivent, sinon exprimer ia constitution actuelle dt mes organes, du moins l'indiquer en quelque sorte spécifique-
raison. Le rôle de la pensée dans les sentiments spirituels est rempli ici par celle modification des parties animales qui menace l'organisme de ileslnu'lion, ou en assure la durée, c'est-àdire qu'en vertu d'uni' loi éternelle du la sagesse infinie, à cette
en détruit le bien-être et en accélère la ruine est accompagné d'une émotion douloureuse Je l'ame. ; et cela, sans que le sentiment lui-même ait la moindre ressemblance avec, cet état des organes, qu'il indique. Ainsi naissent des sentiments animaux. Les sentiments animaux ont donc une double raison d'être : 1° dans l'état actuel de ta machine; 2° dans la faculté de sentir.
On comprend maintenant pourquoi 1er sentiments animaux entraînent l'urne aux passions et aux actes avec une puissance irrésistible, tjrannique en quelque sorte, et prennent même parfois la prépondérance sur les seuiinients les plus spirituels. Ces derniers, l'âme les a produits au moyen de la pensée, et par la pensée elle peut, en revanche, 1rs détruire et les annihiler complètement. C'est la puissance de l'abstraction et en général de la philosophie sur les passions, les opinions, en un mot, sur toutes les situations de la vie. Mais les sentiments animaux sont imposés à l'urne par une nécessité aveugle, la loi du
mécanisme; l'entendement qui ne les a point créés ne peut fias non pins les détruira, quoiqu'il puisse les all'aililir, les obscurcir notablement, par une direction opposirc du l'attention.. Etendu ■sur sa roui'he. est pi'nit- aux dirliir-'s de In pienv , le stun.ien le plus opiniâtre nu p')tu':a jamais si - vruiH-r de n'avoir pas éprouvé h 1 :lnn!i-ui- l mais , : 1 1 1 s- 1 1 1 m ■ dans -es :i]''dil;^i:>jis -nr r,u;se:> finales, i) divisera I.i faculté de scnlir; et le plaisir qu'il éprouvera à l'idée de in perfection qui subordonne même ladouleurà la félicité générale l'emportera sur la sotillhmco. Ce ne fut- pas le défaut, l'annihilation de la Sensibilité, qui permit à Hucius, rôtissant sa moin dans un brasier ardent, de fixer sur l'ennemi ce regard romain plein d'un calme orgueilleux. Non, la pensée de cette grande Rome qui allait l'admirer régnait dans son âme, et la tenait pour ainsi dire captive au dedans d'elle-même, de sorte qui' (c poignant aicailliii r 1 ■ ■ la douleur physique était insuffisant pour la faire sortir de son équilibre. Mais la douleur du Homain u'élnil pas moindre pour rein n,ue celle du voluptueux le plus efféminé. Sans doute au moment critique de la souffrance physique, celui qui vit habituellement dans une atmosphère d'idée? obscures sera moins capable d'un effori
nécessité ; pas môme la divine, religion, quoiqu'elle puisse rendre heureux ses confesseurs sur le bûcher s' écroulant dans les flammes.
Cette puissance des impressions animales sur la sensibilité de l'Ame a sa raison dans le dessein le plus sage. Une fois initié aux mystères d'une plus belle lolupté, l'esprit aurait abaissé un regard de mépris sur les mouvements de son compagnon, et se fût difficilement décidé à sacrifier aux besoins infimes de la vie physique, si le sentiment animal ne l'y eut forcé. Le mathématicien errant dans les régions de l'infini et oubliant le monde réel pour le monde de l'abstraction, est réveillé par la faim de son assoupissement intellectuel; le physicien qui analyse la mécanique du système solaire et accompagne la planète errante dans l'espace sans bornes, est ramené à la terra par une piqûre d'épingle; le philosophe qui développe
MELANUE5.
les mystères de la nature divine et croit avoir franchi les hormis lie l'humanité, est ramené à lui-même par le vent glacial qui, pénétrant !i travers son taudis délabré, lui enseigne que son
Enfin, le plus violent effort de l'esprit devient impuissant lorsque les sentiments animaux prennent le dessus. \ mesure que leur énergie s'accroft, la raison est assourdie de plus en plus, et l'âme est violemment enehainée à l'organisme. Pour assouvir sa faim et sa soif, l'homme accomplira des actes qui font frémir l'humanité : il devient malgré lui traître et meurtrier, il devient cannibale....
s Tigre III voulais enfoncer les dents dans In sein de 1b mèro ' ? . Tant est violente l'action An srtilimnits animaux sur l'esprit, tant est grande la siillinluile avei- laquelle le Créateur a pourvu à la conservation de la machine liuiiiainc I Elle repose sur les bases les plus solides , et l'expérience a montré que l'excès plus que le manque de sentiiui'iils animaux a été fertile en conséquences funestes.
Ainsi, les sentiments animaux assurent le bien-être de la nature animale ; comme les sentiments moraux ou intellectuels, le bien-être delà nature spirituelle, ou la perfection. Le système des sentiments et des mouvements animaux épuise l'idée de la nature animale. Celle-ci est le fondement sur lequel repose la constitution des instruments de l'âme , et la constitution de ces derniers détermine la facilité et la durée de l'activité de l'âme elle-même. Voilà donc déjà 1b premier anneau de la chaîne qui lie entre elles les deux natures.
Objections conlre l'union dus dem nature! , lirons <Io la morale
Mais, tout en accordant cela, on pourrait ajouter : Ici finit la mission du corps; au delà, c'est pour l'âme un compagnon pa-