CONNEXION DES DEUX
qu'elle ne peut ni s'accroître ni diminuer, la matière ne peut marcher d'un pas égal avec l'esprit, et ainsi , l'organisme de la vie spirituelle ne tarderait pas à périr, et. avec lui, toute activité de i'ame. Pour obvier à cela, i. fallut qu'un nouveau système de forr.es organiques dit adapte en quelque sorte au premier, afin d'en réparer les pertes et de le maintenir, par une chaîne continue de créations nouvelles , dans ce bon étal d'où, sans cela, il ne pourrait que déchoir. C'est l'organisme de la nutrition.
Ilyaplus. Après une courte période d'action, l'équilibre entre la perte et la réparation se trouvant rompu , l'homme quitte la scène de la vie, et la loi de la mortalité dépeuple la terre. D'ailleurs, le nombre des êtres sentants que l'amour et la sagesse éternelle ont voulu appeler au bonheur de l'existence, no trouverait pas un espace, suffisant pour vivre simultanément dans les bornes étroites de ce monde, et la vie d'une génération exclut la vie d'une autre. Il était donc nécessaire que des hommes nouveau* prissent la place des anciens, qui disparaissrul, et que In \ ie fut rniuervée iiar une siireessimi t. nu interrompue. Mrsih iiiiiouL'd'jiti: rien n créé, et si quelque chose
peinent. Le développement de l'homme devait nécessairement se faire par l'homme, afin d'être en rapport avec la mortalité, aiin que l'humanité arrivai prfi^ri.'.-.sivetiieut au point de perfection qui lui est marqué. Par eetle rnUon, un nouveau système de forces organiques ayant puur objet la vivifies tion et le développement du genre humain, fut ajouté aux deux précédents. C'est l'organisme de la génération. Ces trois organismes, étroitement liés entre eux par leurs fonctions et la place qu'ils occupent, rnnstituent le corps humain.
Les forces organiques du corps humain se divisent d'ellesmêmes en deux classes principales. La première renferme celles
que nous ne pouvons expliquer par aucune loi, aucun phénomène connu du inonde physique : par eiemple la sensibilité des nerfs cl l'irritabilité des muscles. Comme il a été impossible jusqu'à présetil di? [ i m'im- dan' 1 "économie de l'invisible, on a essayé de rendre compte du mécanisme inconnu par le mécanisme connu. Considérant les nerfs comme des canaux dans lesquels circule un fluide éniinrmiiii'iit sublil el actif, qui surpasserait eu rapidité et en finesse 1 ether et l'électricité, on a regardi'' ce iluide comme le priiicipe de la sensibilité et du mouvement; et on lui a donné en conséquence le nom d'esprits vitaux. De plus , on a fait consister l'irritabilité des flhres musculaires dans un certain visus, ayant pour objet de se raccourcir et de rapprocher leurs extrémités sous l'influence d'une excitation étrangère. Ces deux principes forment le caractère spécifique de l'urbanisme animal.
La seconde classe de forées comprend celles que nous pouvons subordonner aux lois générales et connues de la physique. ■ Je fais rentrer dans cette catégorie la mécanique du mouvement et la chimie du corps humain, d'oii résulte la vie végétative. Ainsi, la végétation et la mécanique animale, mêlées de la manière la plus intime, forment, 1 proprement parler, la vie physique du corps humain.
, fie n'est pas tout encore. Comme la perte est plus ou moins au pouvoir de l'esprit, il devait nécessairement en être de même de la réparation. Do plus, comme le corps est soumis à toutes les conséquences de la composition et exposé u une multitude innombrable d'actions délétères de la part des agents qui l'environnent, il devait être au pouvoir de l'âme de le garantir de
l'intlnriice [■iTTiicii ii'i' de c< s denuers ' t (i'é;;;l.i|ir entre lui et le monde physique les rapports les plus favorables k sa durée. Il fallait donc qu'elle fût instruite de l'état bon ou mauvais de ses organes; il fallait qu'elle trouvât du déplaisir dans le malaise