S ÉVEILLENT ET DÉVELOPPENT
La méthode la plus sûre pour jeter quelque jour sur cette matière est peut-être la suivante : in abstrait dans l'homme tout ce qui s'appelle organisation , c'est-à-dire qu'on séparo le corps de l'esprit, sans cependant enlever il celui-ci la possibilité d'arriver à des perceptions, et d'agir sur le monde des corps; et l'on se demande ensuite comment , dans ce cas, il serait entré en action, comment il eût développé ses facultés, quels sont les progrès qu'il aurait pu faire vers sa perfection : le résultat
de ces recherches dnil être rontirmé par des faits. En conséquence, on étudie la fuliuri 1 effective de l'homme individu, el l'on jette un coup d'ieil sur le drve1n|ipcii)ent de l'espèce entière. Commençons donc par le cas abstrait. Il y a la faculté perceptive et la volonté; il y a la sphère d'activité et la libre communication de l'unie au monde, du monde à l'âme. La question est de savoir maintenant comment l'action a lieu.
L'Ame mus union sise la corpl
Nous ne pouvons supposer nulle idée sans une volonté antérieure de la produire ; nulle volonté, sain l'expérience que notre état sera amélioré pr.r l'acte qui doit s'accomplir, c'est-à-dire sans un fait de sensibilité; nul fait Cf. sensibilité, sans une idée précédente (car en excluant le corps, nous avons par cela même r|. lu ]. i fc. ie.pl--» -r |---r- Il » . noll- i l< ■ il. . !■ ■
Maintenant, que l'on considère l'enfant, c'est-à-dire, suivant l'hypothèse, un esprit qui a la faculté de former des idées, mais qui doit pour la première fois faire entrer cette faculté en exercice. Qu'est-ce qui peut le déterminer à penser, si ce n'est le sentiment agréable qui en résulte? qu'est-ce qui peut lut avoir donné l'expénenee de ce sentiment a^réiible? Xuus venons de voir que ce ne pouvait être que la pensée : or il s'agit précisément pour lui de penser pour la première fois. De plus, qu'est-ce qui peut l'inviter à la contemplation du monde* rien . si ce n'est l'expérience de la perfeclioi) du inonde, en tant qu'il satisfait son besoin d'activité, et quecetle satisfaction lui procure du plaisir. Qu'est-ce qui peut le déterminer à mettre enjeu ses facultés? rien autre chose que l'expérience de leur existence; mais toutes ces expériences , il doit les faire pour la première fois. Ainsi donc, il aurait dû être actif de toute éternité (ce qui est contre l'hypothèse adoptée), ou il restera a tout jamais inactif, de même que la machine, à moins d'une impulsion, demeure inerte et immobile.