‹ Œuvres de Schiller Mélanges de Schiller preécédés du Visionnaire. 7Chapitre 70 sur 95 · Ici Scl.iller pose uns phrase · texte numérisé non relu

Ici Scl.iller pose uns phrase

4. Dini Egmonl, ceito repansu no suit un inimûdiaterueiit, mais quelques pagei plue loin, let paroles qui viennent (Titre citée*.

• Si ma vie mt pour loi un miroir, où tu aimais à te contempler, eh bien ! que ma mort b soit dr; même. Les hommes peuvent être ensemble, même lorsqu'ils ne sont pas réunis dans un même lieu : les absents , les morts vivent aussi pour nous. Je vis pour toi; pour moi-môme, j'ai assez vécu. J'ai joui de chacun de mes jours, etc. ■

Les autres caractères de la pièo 1 sont traits h peu de frais , d'une manière frappante. Une scène suffit pour nous peindre Guillaume d'Orange, adroit, avare de paroles, combinant tout, el craignant tout. Le duc d'Albe, ainsi qu'Egmout, se peignent dans les hommes qui sont près d'eux : excellente méthode pour dessiner un caractère. Pour projeter sur le seul Kgmont toute la lumière , le poète l'a complètement isolé : c'est aussi pourquoi le comte de Hoorn , qui partagea son destin, ne parait pas dans la pièce. Brackenbourg, l'amoureux de Claire, supplanté près d'elle par Egmonl, est un caractère tout à fait neuf : nature mélancolique, avec toutes les ardeurs de la passion, ce personnage mériterait il'èlri 1 analysé à part. Claire, qui l'a sacrifié à Kgmont, vient de prendre du poison, et elle sort, en lui en laissant le reste. Il se voit seul : quelle effrayante beauté dans cette scène I

Le personnage même do Claire est d'un dessin supérieur, inimitable. Celle auréole d'innocence qui l'anoblit et la transfigure, n'empêche pas qu'on ne reconnaisse en e!le une simple lille bourgeoise, et une fille néerlandaise; une enfant que

I. [ci an™™ Schiller a supprimi quelque phrases dantsa citation.

BUH ES MONT. 357 rien ne relève, si ce n'est son amour, charmanteà l'état de calme, irrésistible et sublime dans les transports de la passion. Mais pourquoi chercher à prouver, ce dont personne ne doute, que l'auteur est sans rival dans ce genre, où il n'a d'autre modèle que lui-même?

Plus l'impression est vraie , plus elle est vive', moins on comprend que le poète l'ait troublée comme a plaisir. Egmont a mis ordre a toutes ses affaires, et, vaincu par la fatigue, il finit par s'endormir. Une musique se fait entendre; et, derrière son lit, on voit ie mur qui s'enlr'ouvre. Une brillante apparition , la Liberté , sous les traits de Claire , se montre dans un nuage.... Bref, au milieu de 1a situation la plus vraie et la plus louchante, on nous fait passer tout à coup, par un saut périlleux', en plein opéra, pour nous faire voir un rêve! Il serait ridicule de prétendre montrer à l'auteur combien il a déconcerté en cela nos sentiments' : il le savait d'avance, aussi bien et mieux que nous; mais l'idée de nous offrir à la fois les deux grandes passions ii'K;;miint, Claire et la liberté se réunissant sous une même ligure allégorique dans l'imagination de son héros, lui a paru asse; belle et féconde pour faire excuser tout au moins une telle licence. Applaudisse qui voudra a cette invention : pour moi , s'il faut l'avouer, j'aurais mieux aimé être privé Je cetlu ingénii'u.w fantaisie, et n'être point troublé dans le sentiment que je goûtais

J. Au Lieu de cène Idée d'impreu™. train tt lit», qui, dam le le i le i) le-

■Thle, > il I J dans 11 C^HIt'i'Wno le seuTnic! Illuifon.

1. L'autour emploie ici ileui mon ilaliuns : alu mortale , ■ saut martel, nul periUeuI..

3. Duu la Garent dlina, on lit. I la place de cette fin du phrase : ■ Faire voir i l'aunaur wrabien il a péeM par là contre la nature el 11 rérité. .

4. Dans lesdeui dernières pnraje», l'auteur a fjit, dans 13 seconde Milieu, ileui cliai.iiemeuis. qu'il «ml diriicil- <lc rruijni bien sensible! liant la traduction. Il A remplaGO lir.itrvrt/. ]..ir ■■ .'iiî -'d r . '.-Il et iciliÎQfn |vir f innrerclLen.

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