‹ Œuvres de Schiller Mélanges de Schiller preécédés du Visionnaire. 7Chapitre 71 sur 95 · POÉSIES DE BURGER · texte numérisé non relu

POÉSIES DE BURGER

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POÉSIES DE BÙRGER '.

L'indifférence dédaigneuse que notre époque philosophante commence à témoigner aux jeux des Muses, n'atteint, ce semble, aucun genre plus se nsi blemeot que la poésie lyrique. La poésie dramatique trouve du moins une certaine protection dans l'organisation même de la rie sociale , et la poésie narrative, grâce a sa forme plus libre, a le privilège do s'accommoder davantage au ton de la société, à l'esprit du temps. Mais nos almanachs annuels, nos chants de société, et tout ledilettan- ' tisme musical de nos dames, ne sont qu'une faible digue pour sauver de la décadence la poésie lyrique. Et pourtant, ce serait tint- pensée ricrahieme |niur t o l j < hnuw.e ami du beau, qui- ms fleurs de la jeunesse de. l'esprit dussent ainsi périr dans la saison des fruits; que le progrès des lumières nous dût coûter, ne fût-ce qu'une seule de nos jouissances esthétiques. Mais ne pourrait-on pas plutôt, dans notre siècle si prosaïque, découvrir pour la poésie en général, et pour la poésie lyrique en particulier, une trés-digne mission 1 .' Peut-être serait-il facile de montrer que, si, d'une part, la poésie doit céder le pas à

I. Cette critiqua, qui > pour objet L'édition ries Poésies do BOrger publiée

tilt» il Wrtlli/re il'lenn, nirai!:..' 13 "I Y, <lo U,i| il.". V, janiier). Elte a été réimprimée en 1S0Î dans les Opuit"(ei en proie (t. IV, p. 183-521). — Voy. Il rte de scliilliT, p. 105 et 106,

ii 'on est devenue que plus iiéee.^s.iirc. Dana l'état d'isolement el d'activité distincte de nos facultés, état que rend inévitable l'extension même du champ de la connaissance et In séparation tranchée des travaux de chaque profession , il n'y a guère que la poésie qui réialdis.sT l'union des forces divisées de notre

,1me; qui occupe, dans un liât' niein areurd, la té le et le

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et In raisin : qui ivi.-nii.'itue , en i j hi^Uj [îi- Mille, au dedans de nous l'unité de l'homme. La poésie seule peut conjurer le danger qui menace l'esprit philosophique. Le plus triste danger qu'il puisse courir, r 'est relui de perdre, par l'ardeur même qu'il apporie à ses investigations, tout ce qui Tait le prix de ses etforts, et, pour s'être isolé dans le monde abstrait de la pensée , de mourir aux joies du monde réel. Si divergentes que soient ses voies, l'esprit humain, avec la poésie, trouverait encore moyen de s'orienter; el , jtràcc a celle lumière rajeunissante, il échapperai! au froid glacial d'une vieillesse préma-

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