POÉSIES DE CIRCONSTANCE D'UN WURTEMBSBK0I
(Stuttgart, chei J. B. Meile,. 1Î8Î.28 feuilles io-8M
Il faul apprécier ce- p-io-ics il'ii fir.'-s le cercle auquel «Iles liaient originairement destinées : quiconque ne HÎI pas les relations et allusions locales, les jupern d'une manière étroiio et nijti*le. L'autour, homme d'un vrai mérite. 3 une verve uri[;inulo il comique, qui incimleslablemenl le rendrait propre à quelque chose de mieux tpie îles poésies de circon-
-Inni'e. s'il se rendait hn n i -.1 il 'W jllsiii'e il lu -lucloo II e-1 dommage
qu'il dépense son lienu talent il celte matière slO.rdc des noces et (Jcs funérailles tu: paire.- : nous pourrions attendre de sa plume un bon roman comique. Il a l'esprit eeeillo el sait frapper juste; ses vers coulent avec aiiance ol liarmonie; sa vive inin-iunlinn .-ait ti muer de l'intérêt au sujel le plus pauvre. Des puésies de circonstance de celle valeur pourraient, si l'on noua en donnait plus fréquemment île semblables, nous réconcilier avec ces filles bilan h s dis Muses. L'auteur osl moins houreui dans les Élégies. Quand il veut tHro trafique, il devient souvent gothique «I burlesque; et prosaïque, là uii il faudra il être sublime. Ile- le coin ma n cornent du v.dume, le premier peine, sur la mort de son peie, est déjà une preuve de ce que je dis : quelles que si.i:enl la hennin et la hardiesse des pensées, la pièce ç.i el là, par le.- express! lis lu I j iqoes et les kieulion, vulgaires, perd beaucoup de su valeur poétique.
f^tle même poésie loulerois a un début solennel et d'une grandeur pleine de deuil. Lopocto demande un clianlâ la douleur :
Un clianl d'orphelin', uno |.;>s un île ceux un le deuil se pavane, M le chagrin s'atliche, oii l'un s« f.m du rrèuo une vaine parure, Où prdi du caveau ftinîbre , li.nl que les lainpiss brûlent, La Muse se lamente, riiuime -e lauienleul I.- pl tu reuses. Mon père meurt! mon pîrc! quelle perle I
lui, Tuiiin ipii liiiLi. deviens airain: el lui. nul de cliair. sus pétrifie-!
Je mo permets do signaler encore un endroit des poi-'mes «Iliaques (quant aux pièces comiques, il les faut lire : re serait un choii trop difficile d'eitraireUe tant de bonnes choses ce qu'il y a do mieui) : l'en-
458 APPENDICE
droil dont Je parle est tire d'un [mij; [infime narratif, où l'auteur décrit un yoyapo mal heure un. La voilure avait Te Hé, le cocher s'était casai la
Du tas du cnclier Sortait l'os brisa.
La fracture d« l'os était double ;
. >:,■:.-, ur: >.M) : m-n nied , DiU) s'il fautqoa je meure..
rripltnn* de ce eeere. rcperelant, « ■ ■ ■ vj.'neial. un ,'lmii plus sévère ne m'aurait pas déplu. 1,'auleur parait avoir étudié les anciens, el donné, peu de tempa a la lecture des modernes. A-l-il tort ou raison do faire ainsi? e'est ce que je ne décide pas. Ce qu'il y a do certain, c'e=t que par ce rliemin il arrivera plu-, sûrement an luit, que l'élu i qui le précède, dans
En finissant, je soumets au* leeteura une question qu'on lenr a déjà souvent faite : Pourquoi ici nos meilleures Met étouffent-elles si souvent
est-ce la contrainte- de leur position?