D’APRÈS PITAVAL
Parmi cette classe d'écrits particulièrement destinée à circuler dans les sociétés de lecture, il en est bien peu, comme on s'en plaint généralement, qui soient propres à améliorer le cœur ou l'esprit des lecteurs. Le besoin de lire, qui devient toujours plus général, même chez ces classes populaires ordinairement si négligées par l'État au point de vue de la culture intellectuelle, au lieu d'être mis à profit par de bons écrivains, pour de nobles fins, de médiocres faiseurs et des éditeurs intéressés en abusent pour écouler leur mauvaise marchandi.«e , se souciant peu que ce soit aux dépens de l'éducation du peuple et de toute moralité. Ce sont toujours de fades romans , corrupteurs du goût et des mœurs, des histoires dramatisées, de prétendus écrits pour les dames et autres productions de ce genre, qui composent le meilleur trésor des cabinets de lecture, et qui achèvent de ruiner entièrement le petit nombre de bons
I. Cette préfacea paru en tAtedu premier Tolume des Caïuei célèbret, publiées A LeipriR, chez les héritiers de Chr. H. Cuno, de 1797 A 179>, sous ce liire ; Merkwürdigt Reehitf.rllf sur C'tchichie der MrnschhfU; nacb drtn Franiiniteben des Pitaval , durcit mehrere Verfatter ausgearbeilet uad mil eintr Vor- Tcdt begltittl htrautgegtbcn ron Schiller, 4 toI. in-8.