Grolius, liv. I
2. De bello befg. ^ dec. I, liv. Il, 34. — Guiwianlini, Descr. Helg.
lières, qui avaient été jusqu’alors des, tribunaux indépendants, furent subordonnées à une cour suprême, séante à Malines, qui rassembla les divers membres en un seul corps, et qui jugea en dernier ressort toutes les causes civiles et criminelles. I.a souveraineté particulière des provinces fut abolie, et la majesté résida dans le sénat de Malines.
Après la mort de Charles le Téméraire, les états ne négligèrent pas de mettre à profit l’embarras de leur duchesse, que menaçaient les armes de la France et qui était en leur pouvoir'. Les états de Hollande et de Zélande la contraignirent de souscrire une grande lettre de franchi.se qui leur assurait les droits les jdus importants de la souveraineté’. L’insolence des Gantois alla si loin qu’ils traînèrent arbitrairement devant leur tribunal les favoris de Marie, qui avaient eu le malheur de leur déplaire, et les firent décapiter devant les yeux de cette princesse. Pendant le peu de temps que dura le gouvernement de la duchesse jusqu’à son mariage , la communauté civile acquit une force qui la rapprochait beaucoup de l’état réimblicain. Après la mort de sa femme, Maximilien prit, de sa propre autorité, le gouvernement, comme tuteur de son lils. Les états, lésés dans leurs droits par cette usurpation, ne reconnurent pas son pouvoir, et tout ce qu’il put obtenir d’eux, ce fut d’être toléré comme lieutenant, pour un temps déterminé, et sous des conditions qu’il jura d’observer.
Maximilien crut pouvoir enfreindre la constitution, lorsqu’il fut devenu roi des Romains’. 11 frappa les provinces d’impôts extraordinaires , conféra des emplois à des Bourguignons et à des Allemands, et introduisit dans les Pays-Bas des trou[)CS étrangères. Mais la jalousie de ces républicains s’était accrue avec la puissance de leur régent. Comme il faisait son entrée à Bruges avec une nombreuse escorte d’étrangers, le peuple courut aux armes , s’empara de sa personne et le retint prisonnier