LIVRE DEUXIÈME
çà et là en contradiction avec les droits du citoyen et la constitution, c’est là un mal auquel on peut obvier aisiiment par une exécution sage et modérée. Au reste, il est glorieux pour notre souverain, le roi d’Espagne, que, seul entre tous les princes do son temps, il ne soit pas forcé de subordonner sa conscience à la nécessité et de rejeter, par crainte, des mesures que le bien de l’Église réclame de lui, et dont le bonheur de ses sujets lui fait un devoir. » Comme les décrets renfermaient diverses choses qui blessaient les droits de la couronne elle-même, quelques membres en prirent occasion de proposer qu’on supprimât du moins ces chapitres dans la promulgation. Alin que le roi fût convenablement dispensé de ces articles choquants et contraires à sa dignité, ils voulaient alléguer la liberté nationale néerlandaise, et prêter le nom de la république à cette entreprise sur le concile ; mais le roi avait accepté et fait recevoir sans condition les décrets dans ses autres États, et il ne fallait pas s’attendre ([u’il donnât aux autres puissances catholiques cet e.xemple d’opposition, ni qu’il minât lui-même l’éditice qu’il avait pris tant de peine à fonder'.
1. Watson, t. I, liv. VII, 26Î. — Strad., 102. — Burguod., 115.
LE COMTE D’EGMÛNT