‹ Œuvres de Schiller Œuvres historiques de Schiller. Tome second. 6Chapitre 46 sur 219 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

jesté de Rodolphe et en brûla le sceau. Sept ans après la bataille de Prague, toute tolérance envers les protestants était abolie dans le royaume. Mais les violences que l’empereur se permit contre les privilèges religieux des Bohèmes, .il se les interdit à l’égard de leur constitution politique^ et. en même temps qu’il leur enlevait la liberté de penser, il leur laissait généreusement le droit de se taxer eux-mêmes.

La victoire de la Montagne-Blanche miL Ferdinand en possession de tous ses Etats, et les lui rendit même avec un pouvoir {dus étendu que celui dont y avait joui son prédécesseur; parce que l’hommage fut rendu sans condition , et qu’aucune lettre impériale ne limitait plus son autorité souveraine. Tous ses justes désirs étaient donc satisfaits, et môme au delà de son attente.

11 était libre maintenant de congédier ses alliés et de rappeler ses années. La guerre était finie, si seulement il était juste; s’il était juste et généreux, les châtiments devaient cesser aussi. Tout le sort de l’Allemagne était dans sa main, et des millions de créatures humaines attendaient le bonheur ou le malheur de la détermination qu’il allait prendre. Jamais si grande décision ne fut au pouvoir d’un seul homme; jamais l’aveuglement d’un seul homme ne causa tant de calamités.

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