‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 103 sur 438 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

LES PRÉCÉDENTS; LE MARQUIS DE POS\ se précipite dans la chambre; derrière lui deux officiers de la garde du Roi.

LE MARQUIS, respirant à peine, hors de lui, s’avance entre la Princesse et Carlos.

Qu’a-l-il avoué ? Ne le croyez pas.

CARLOS, encore à genoux, élevant la voix.

Par tout ce qu’il y a de sacré....

LE MARQUIS l'interrompt brusquement.

11 est en délire. N’écoutez point son délire!

CARLOS, plus haut, d'un tou plus pressant.

Il y va de la vie et de la mort. Coiiduisez-moi près d’elle.

ua DON CARLOS.

LE MARQUIS HoigM de lui la Princesse avec violence.

Je vous tue, si vous l'écoulez. (.1 un des officiers.) Comte de Cordoue! .\u nom du roi. (Il monire l’ordre d'arrestation.) Le prince est votre prisonnier. (Carlos demeure immobile , comme frappédc la foudre. La PrinccssepousseuncriiPeffroietveut fuir. Les officiers sont stupéfaits. Long et profond silence. U .Marquis tremble viütcvvnent et l’on voit qu’il a peine à se posséder. .\u Prince.) ^'ot^d éi)ée, je vous prie.... Princes.se ÉLoli, demeurez! Et vous (à l'un des officiers), vous me répondez, sur votre télé, que Son Altesse ne parlera à personne.... à personne.... pas même à vous. (Il dit encore quelques mots tout bas à l’officier, puis il se tourne vers l'autre.) Je vais de ce pas me jeter aux pieds du roi, pour lui rendre compte.... (-1 Carlos ) et à vous aussi.... Attendez-moi, prince.... dans une heure. (Carlos se laisse emmener, sans paraître avoir conscience de lui-mime. Seulement, il laisse tomber, en passant, un regard éteint et mourant sur le .Marquis, qui se couvre le visage. La Princesse essaye encore une fuis de s’enfuir. Le Marquis la ramène par le bras.)

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