ACTE IV, SCÈNE XV
fonde mon espoir sur ta bonne et belle âme. Vois, ma tille, vois, je n’ai plus d’autre ami en ce monde que toi seule, ün Jour, tu fus bonne pour moi.... tu ne haïras pas éternellement et tu ne seras point implacable.
ÉBOU détourne le visage.
Oh! silence. Rien de plus, pour l’amour de Dieu, prince!...
CARLOS
Laisse-moi le rappeler ces jours d’or.... laisse-moi te rappeler ton amour, ton amour, jeune fille, envers qui j’ai été si indignement coupable. Laisse-moi maintenant faire valoir ce que je fus pour toi, ce que les rêves de ton cœur m’avaient donné.... Encore une fois.... une seule fois, place-moi devant ton âme, tel que j’étais alors, et sacrifie à cette ombre ce que tu ne pourras plus jamais me sacrifier à moi.
ÉBOLt.
Oh ! Charles, quel jeu cruel vous jouez avec moi !
CARLOS
Sois plus grande que ton sexe. Oublie les otTenses! Fais ce que jamais femme n’a fait avant toi.... ce que jamais femme ne fera après toi. Je réclame de toi quelque chose d’inouï. .. . laisse-moi. .. . je fen conjure à genoux.... laisse-moi , laisse-moi dire deux mots à ma mère. (U se Jette à genoux devant elle.)