‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 115 sur 438 · SCÈNE XXIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIV

LA PRINCESSE D’ÉDOLI, FÉRIA, MÉDINA SIDONIA, PARME, DÜ.MINGO, elles autres grands.

ÉBOLi , empressée , hors d' elle-même.

Où est le roi? où? Il faut que je lui parle. (A Fêria.) Vous, duc , coiiduisez-moi près de lui.

FÉRU

Le roi est occupé d’une affaire importante. Personne ne peut avoir accès.

ÉBOU.

Signe-t-il déjà la terrible sentence? 11 est trompé par un mensonge. Je lui prouverai qu’il est trompé.

DOMINGO lui fait de loin un signe expressif.

Princesse Éboli!

ÉBOLi s'avance sur lui.

Vous aussi en ce lieu, prêtre? Très-bien! j’ai justement besoin de vous. Il faut que vous confirmiez mon dire. (Elle saisit sa main et veut l'entraîner dans le cabinet.)

DOMINGO

Moi?... Avez-vous votre raison, princesse?

FÉRU

Restez ici. Le roi ne vous entendra pas en ce moment.

ÉBOU.

11 faut qu’il m’entende. Il faut qu’il entende la vérité.... I.a vérité! fût-il dix fois Dieu!

DOMINGO

Arrière , arrière ! Vous risquez tout. Restez ici.

ÉBOLI

Homme ! tremble devant la colère de ton idole. Moi , je n’ai rien à risquer. (Comme elle veut entrer dans le cabinet, le duc d'Albe en sort précipitamment.)

ALBE. Ses yeux étincellent ; sa démarche est triomphante; il court à Domingo et f embrasse.

Faites chanter un Te Deum dans toutes les églises. La victoire est à nous.

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