‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 193 sur 438 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

moisellc.... c’était précisément pour cela que je voulais maintenant....

angélique.

Restez-en là , je vous prie. Vous savez vous-méme combien de fois et toujours en vain.... Hélas! ne connaissez-vous pas mon père?

BIBER, vivement, en lui prenant la main.

11 n’est pas encore venu dans sa pépinière. Priez-le de me permettre de le conduire dans sa pépinière. Il n’est pas possible d’étre ainsi payé par des créatures sans raison de ce qu’on fait pour elles, et de ne rien attendre des hommes. Qui a le droit de dire qu’il désespère du bonheur, tant qu’il voit encore des travaux qui fructilient, des espérances qui s'accomplissent?...

ANGÉLIQUE

Je vous comprends, honnête Biber.... Mais peut-être avezvous été plus heureux avec \os jilantes que mon père avec les hommes.

BIBER , rapidement et avec émotion.

Et il a une telle fille? (fl veut en dire plus, mais il s'arrête et garde un moment le silence.) Il est possible que mon gracieux maître ait fait avec les hommes beaucoup de tristes expériences.... qu’il ait vu souvent son attente trompée , souvent ses plans échouer,... mais (saisissant avec vivacité la main (t Angélique) une espérance s’est épanouie pour lui.... 11 n’a pas éprouvé tout ce qui peut déchirer le cœur d’un homme.... (Il s'éloigne.)

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