‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 20 sur 438 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

DON CARLOS, des lettres à la main; LE MARQUIS DE POSA.

Ils entrent par le côté opposé.

CARLOS

Je suis résolu. Que les Flandres soient sauvées! Elle le veut.... Cela me suflit.

LE MARQUIS

Aussi n’y a-t-il plus un moment à perdre. Déjà, dans le cabinet, dit-on, le duc d’Albe est nommé gouverneur.

CARLOS

Dès demain, je demande une audience à mon père. Je sollicite cette charge pour moi. C’est la première prière que je me hasarde à lui adresser. Il ne peut me la refuser. Depuis longtemps il me voit à regret à Madrid. Quel prétexte opportun , pour me tenir éloigné! Et.... dois-je te l’avouer, Rodrigue?... j’espère davantage.... Peut-être, face à face avec lui, réussirai-je à rentrer dans ses bonnes grâces. Jamais encore il n’a entendu la voix de la nature. Laisse-moi essayer, Rodrigue , quel pouvoir elle aura dans ma bouche.

LE MARQUIS

Maintenant enfin, c’est de nouveau mon Carlos que j’entends. Maintenant, vous êtes tout à fait redevenu vous-même.

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