PLUSIEURS
Nous sommes des hommes , et nous n’avons pas mérité cela.
Renoncez à ce nom, et .soyez les bienvenus sous un autre, plus modeste.... Vous êtes oflénsés que je vous offre de l’argent? Vous êtes venus, dites-vous, pour me remercier?.... Pour quelle autre chose pouvez-vous me remercier que pour de l'argent? Je ne sache pas que j’aie donné mieux que cela à aucun de vous. Il est vrai, avant que j’eusse pris possession de ce comté, vous luttiez contre l’indigence, et un homme cruel vous accablait de tous les fardeaux du servage. Les fruits de votre travail n'étaient pas à vous. Vous voyiez d’un œil indifférent verdir les moissons et les épis se dorer, et le père s’interdisait tout mouvement de joie quand il lui naissait un fils. J’ai rompu ces chaînes; j’ai fait don au père de son fils et au laboureur de sa récolte. La bénédiction est descendue sur vos champs, parce que la liberté et l’espérance ont dirigé la charrue. Maintenant, il n’y a personne de si pauvre parmi vous qui ne tue son bœuf dans l’année; vous couchez dans des maisons spacieuses, vous êtes au-dessus du besoin et vous avez du superflu pour la joie. (S« redressant et se tournant vers eux.) Je vois la santé dans vos yeux et l’aisance dans vos vêtements. Il ne vous reste plus rien à désirer; je vous ai rendus heureux.
UN VIEILLARD, de la foule.
Non, gracieux seigneur. L’argent et le bien ont été vos moindres bienfaits. Vos prédécesseurs nous estimaient semblables aux bestiaux de nos champs; vous avez fait de nous des hommes.