SCÈNE I
liE ROI PHILIPPE , sur son trône, sous un dais; LE DUC D’ALBE, à quelque distance du Roi, la tête couverte; CARLOS.
CARLOS
L’État a le pas sur moi. Cai los passera volontiers après le ministre. Il parle pour l’Espagne.... Je suis le fils de la maison. (Il recule en s’inclinant.)
PHILIPPE
Le duc restera, et l’infant peut parler.
CARLOS, se totirnant vers Albe.
C’est donc de votre générosité, duc, qu’il me faut obtenir le roi , comme un don que j’implore. Un fils.... ne le savez-vous pas?... peut avoir sur le cœur maint secret à confier à un père, et qui n’est pas fait pour un tiers. Le roi, je ne vous le ravirai pas.... Je ne veux le père que pour ce court moment. PHILIPPE.
C’est son ami qui est là devant vous.
CARLOS
Ai-je aussi mérité que le duc, à mes yeux, soit le mien?
PHILIPPE
Et avez-vous jamais voulu le mériter?... Je n’aime point les Gis qui font de meilleurs choix que leurs pères !
CARLOS
La fierté du duc d’Albe, d’un chevalier, peut-elle soutenir une telle scène ? Aussi vrai que je vis , ce rôle de l’importun qui ne