‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 23 sur 438 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

LE MARQUIS

Kh bien, soit! Je cède. Voici ma main!

CARLOS

Tu es ù moi?

LE MARQUIS

.\ jamais, et dans toute l'extension la plus hardie du mot.

CARLOS

Et dévoué au roi un jour, avec la même tendresse et la même foi qu'aujourd’hui à l'infant?

LE MARQUIS

Je vous le jure.

Même si le serpent de la flatterie enlaçait mon cœur mal qardé.... même si ces yeux désapprenaient les larmes qu'ils pleuraient autrefois.... si ces oreilles se fermaient à la prière, tu veux, intrépide gardien de ma vertu, me saisir d'un bras fort et appeler mon génie par son grand nom?

LE MARQUIS

Oui.

CARLOS

Et maintenant, encore -une prière! Dis-moi tu! J'ai toujours envié à tes égaux ce privilège de l'intimité. Ce tu fraternel trompera mon oreille et mon cœur par de douces illusions d'égalité.... Pas d'objection !... Ce que tu veux dire , je le devine. Pour loi c’est un enfantillage, je le sais.... mais pour moi , lils de roi, c’est beaucoup. Veux-tu être mon frère?

LE MARQUIS

Ton frère !

CARLOS

Maintenant, chez le roi ! Je ne crains plus rien.... Ma main dans ta main , je délie mon siècle, (//s sortent.)

SCUILLCB.

TB. n

DON CARLOS

Le palais du roi à Madrid.

Page 1