MA
Mon général....
WALI.ENSTEtN.
Jusqu’ici, c’est l’empereur qui t’a récompen.sé par ma main. .Vujourd'hui, c’est le père, l’heureux père, qui est devenu ton débiteur, et cette dette, c’est Friedland lui-méme qui la doit payer.
MAX
.Mon prince, vous vous êtes bien hâté de l’acquitter. Je viens à vous avec boute et même avec douleur; car à peine suis-je arrivé ici, à peine ai-je remis dans vos bras la mère et la fille, que l’on m’amène de vos écuries un magnifique équipage de chasse, richement eidiarnaché, pour me payer de ma peine. Oui , oui! me jiayer. C’était simplement une peine, une charge! et non une faveur, à laquelle je m’étais trop pressé de croire, et dontje m’apprêtais déjà à vous remercier avec effusion.... Non, votre intention n’était pas que ma mission même fût mon plus grand bonheur. {Teizky entre et remet au Dite des lettres que celuici se hdte d'ouvrir.)
LA COMTESSE, à .V«X.
Veut-il payer votre peine ? Non , simplement reconnaître la joie qu’il vous doit. 11 vous sied, à vous, d’avoir ces sentiments délicats; il sied à mon beau-frère de se montrer toujours grand, toujours prince.
THÉCLA
11 me faudrait alors aussi douter de son amour; car ses mains généreuses m’ont parée avant même que le çceur du père m’eût parlé.
MAX
Oui! il faut toujours qu’il donne et rende heureux! (Il prend la main de la Duchesse, et ajoute avec une ardeur croissante :) Uue ne lui dois-je pas!... Oh! tout n’est-il pas pour moi dans cenom chéri de Friedland? Toute ma vie, je veux rester l'esclave de ce nom.... c’est en lui que fleurira pour moi toute joie, toute belle
ACTK II, SCf;N’E IV.
csirt'rance.... I.e sort, par un diarine invincible, m’y tient renfermé, comme dans un cercle magique.
LA comtesse;, qui, pendiiiit ce temps, a observé attentivement le Duc, remarque qu'a la lecture des lettres U est devenu poisif. Mon frère veut être seul, lletirons-nous.
WALLENSTEIN se retourne avec précipitation, et, se mailrisant, il dit avec sérénité à la Duchesse :
Je vous le répète, princesse! soyez la bienvenue dans le camp. Vous ôtes dame et maîtresse dans cette cour.... Toi, Max, tu vas continuer tes anciennes fonctions, pendant que nous nous occuperons ici des affaires de .Sa .Majesté. (Maj; Piccoioniini offre le bras à la Duchesse. La Comtesse emmène la Princesse.)
TEKZKY crie à .lla.r pendant qu’il s’éloigne :
Ne manquez pas d'assister à l’assemblée.