‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 293 sur 438 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LA COMTESSE revient; TFIÉCLA.

LA COMTESSE

Qu’était-ce que cela , mademoiselle ma nièce ? Fi ! vous vous jetez à sa tête. Vous devriez pourtant , ce me semble , attacher un peu plus de jirix à votre personne.

TIIÉCLA, se levant.

Que voulez -vous dire, ma tante?

LA COMTESSE

Vous ne devez pas oublier qui vous êtes et qui il est. Oui, vous n’y avez pas même encore songé, je crois.

THÉCLA

A quoi donc?

LA COMTESSE

Que vous êtes la fille du prince de Friedland.

Eh bien? et quoi après?

LA COMTESSE

Quoi? Belle question!

THÉCLA

Ce que nous sommes devenus, il l’est par sa nais.sance. Il est d’une ancienne race lombarde , fils d’une princesse.

LA COMTESSE

Parlez-vous en rêve? En vérité! il faudra encore le prier poliment de rendre heureuse, par le don de sa main, la plus riche héritière de l’Europe.

THÉCLA

Cela ne sera point nécessaire.

LA COMTESSE

Oui, l’on fera bien de ne pas s’exposer....

THÉCLA

Son père l’aime, le comte Octavio n’aura rien à objecter....

LA COMTESSE

Son père ! le sien ! Et le vôtre , ma nièce ?

THÉCLA

Eh bien oui! Je crois que c’est son père que vous craignez.

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