‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 302 sur 438 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

BITTLER, LES PRI'EÉDENTS.

BUTTLER, venant de ta seconde laide.

Ne vous dérangez pas. Je vous ai bien compris, feld-maréchal. lion succès à votre dessein!... Et en ce qui me touche, (mystérieusement) vous pouvez comider sur moi.

ILLO, vivement.

U- pouvons-nous?

-\vec ou sans la clause; ça m'est égal. Me comprenez-vous? Le prince peut mettre ma fidélité à toute épreuve, dites-le-lui. Je suis officier de l’empereur aussi longtemps qu’il lui plaira de rester général de l’empereur; je suis serviteur de Friedland dès qu’il lui conviendra d’être son propre maître.

TERZKY

Vous gagneriez au change. Ce n’est point à un ladre, à un Ferdinand que vous vous engagez.

BUTTLER, avec gravité.

Je ne vends point ma fidélité, comte Tcrzky, et je ne vous aurais pas conseillé de marchander de moi, il y a six mois, ce qu’aujourd'hui je vous offre volontairement. Oui, je me donne au duc avec mon régiment, et mon exemple ne restera pas, je pense, sans effet.

ILLO

Oui ne sait que le colonel Buttler est un modèle qui brille en tête de toute l’armée?

BUTTLER

Croyez-vous, feld-maréchal? Eh bien! je ne me répons pas de la fidélité que j’ai gardée pendant quarante ans, si ma bonne renommée, si bien ménagée, peut m’acheter, à soixante ans, une si pleine vengeance!... N'e soyez pas choqués de mon lan-

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