‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 308 sur 438 · SCÈNE YII · texte numérisé non relu

SCÈNE YII

LE.S PRIiCÉDENT.S ; ILLO rient de la chamhre du fond; il a la coupe d'or à la main et est très-écliaulfé ; GUCTZ et üü'lTbliU le suicent, et veulent le retenir.

ILLO

Oue voulez-vous? Liisscz-moi.

GOETZ et BUTTLER.

lllo, ne buvez plus.

ILLO va à Octavio et l'emhras.te, puis U dit, en buvant : Octavio, je bois à ta santé! Que toute rancune soit noyée dans cette rasade fraternelle. Je le sais bien , tu ne m’as jamais aimé.... Üieu me punisse, et je ne t’aimais pas non plus. Oublions le passé! Je t'estime inüniment. [L’embrassant à diverses repriscs.)ie suis ton meilleur ami, et, qu’on le sache! celui qui le traitera de vieux chat hypocrite, aura alfaire à moi.

TERZKY, à part.

As-tu ton bon sens? Songe donc, lllo, où lu es!

LES PICCOLOMINI

ILLO, cordiolrwnu.

Oue voulez-vous? Ce sont tous de bons amis. (Parcourant (ont le cercle, (T un air satisfait.) Il n’y a pas un drôle ici, ])arnii nous, voilà ce qui me réjouit.

TERZKY, à Ihiltler, (f un hm pressant.

Emmenez-le donc avec vous; je vous eu prie, Buttler. {Rutiler le conduit vers le buffet.)

ISOLANI, ô Max, qui jusqu'ici a regarde le papier, sans en détowner les yeux, mais sans penser à ce qu’il fait.

Sera-ce bientôt fait, .seigneur camarade? Avez-vous lini de l’étudier?

MAX, comme s'il se réveillait eC un rêve.

Que dois-je faire?

TERZKY et jsoLANi, Cil même temps.

Mettre votre nom au bas. (On voit Octavio fixer les yeux sur lui avec une attention inquiète.)

MAX rend le papier.

Lais.sez cela ju.squ’à demain. C’est une affaire. Je ne suis pas en disposition aujourd’hui. Envoyez-inoi cela demain.

Songez donc....

ISOI.ANI.

Vivement! signez! Quoi? vous êtes le plus jeune de toute la table, vous ne voudrez pas être à vous seul plus sage que nous tous. Voyez là ! Votre père aussi a signé, et nous tous.

TERZKY, à Octavio.

lisez donc de votre ascendant. Üécidez-le.

OCTAVIO

Mon lils est majeur.

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