ACTE IV, SCÈNE VII
IIlo, honnp nuit!
ILLO
Non, lu n’édmpperas pas ainsi. Il faut que le prince apprenne à connaître ses amis. (Toiis ks convives se rassemblent autour d'eux.)
MAX
Ix. prince sait quels sont mes sentiments pour lui, tout le monde les connaît, et il n’est ]>as besoin de grimaces.
ILLO
Voilà son salaire, voilà ce qui lui revient, au prince, d’avoir toujours préféré les Welclies.
TERZKY, dans un grand embarras, aux généraux qui se pressent en tumulte.
C’est le vin qui parle par sa bouche. Ne l’écoutez pas, je vous en prie.
ISOLANI , riant.
Le vin n’invente rien, mais est sinqdement un bavard indiscret.
ILLO
Qui n’est pas avec^moi est contre moi. Les consciences délicates! Si on ne leur laisse une porte de derrière, une clause....
TERZXY, l'interrompt brusquement.
Il est en délire. Ne faites pas attention à lui.
ILLO, criant plus haut.
Une clause pour se sauver! Quoi? une clause? Que le diable emporte cette clause!
MAX devient attentif et regarde de nouveau l'écrit.
Qu’y a-t-il donc ici de si dangereux? Vous m’inspirez la curiosité d’y regarder de plus près.
TERZKY, à part, à Illo.
Que fais-tu , Illo? Tu nous perds.
TIEFENBACH, Ù ColultO.
Je l’ai bien remarqué ; avant le repas, on nous avait lu autre chose.
GOETZ
Il m’a semblé aussi.
LES PICCOLO.MINI
ISOLANI.
Uu’est-cc que cola me fait? Quand les autres noms y sont , le mien peut y être aussi.
TIEFENBACH
Avant le repas, il y avait une certaine restriction, et une clause qui parlait du service de renijiereur.
BUTTi.ER, « «Il des coinmaiidanis.
llougissez, messieurs! .Songt*/. donc de quoi il s’agit. La question aujourd’hui est de s<avoir si nous garderons notre général ou si nous le laisserons partir. On ne peut pas y regarder de si |irès et si scrupuleusement.
isolani, à un des-tjénriaux.
Le prince s’est-il aussi garanti par de telles clauses, quand il t’a donné ton régiment If
TERZKY, à Cœtz.
Et à vous, les fournitures qui vous rapportent jusqu’à mille pistoles en un an?
ILLO
Drôles eux-mêmes ceux qui nous traitent de coquins! Si quelqu’un n’est pas coTitent, qu’il le dise! Je suis là!
TIEFENBACH
Eh! eh! C’est simplement pour causer.
MAX , ajiris avoir lu , rend le papier.
Jusqu’à demain donc!
iLLO, béijaijant de râpe et ne se possédant plus, lui présente d'une main l'écrit, et, de l'autre, le menace de son épée.
Signe. .. Judas!
ISOLANI.
Fi, lllo!
OCTAVIO , TEBZKY , BUTTLER , Cil mime temps.
A bas l’épée!
MAX lui saisit rapidement le liras et le désarme, puis dit au comte Terzky :
Mets-le au lit. (/I sort. lllo, jurant et maudissant , est contenu par qiiel(iues-uns des généraux. Pendant que tous quittent la place, le rideau tombe.)
ACÏK V, SC{;.\K I.