ACTE 1, SCÈNE V
mon mérite, monsieur le duc! Li Baltique défendait sa liberté avec la puissance de la tempête : la mer et la terre ne devaient pas obéir à un seul homme.
WALLENSTEIN
Vous m'avez arraché de la tète le cliajieau d’amiral.
WRANGEL
Je viens y placer une couronne.
WALLENSTEIN lui fait signe de prendre place, et s'assied.
Votre lettre de créance. Venez-vous avec un plein pouvoir?
WRANGEL, arec hésitation.
11 y a encore quelques doutes à lever....
WALLENSTEIN, après ai'oir lu.
La lettre est parfaite; rien n’y rnamiue. f-'est une tète habile et intelligente que vous servez, seigneur Wrangel. Le chancelier écrit qu’il ne fait qu’accomplir la propre pensée du feu roi, en m’aidant à parvenir à la couronne de Bohème.
WRANGEL
11 dit ce qui est vrai. L’auguste défunt a toujours eu une haute opinion de la grande intelligence et des talents militaires de Votre Grèce, et il se plaisait à dire que toujours qui excelle à commander doit être maître et roi.
WALLENSTEIN
11 avait le droit de le dire. (Lui prenant la main avec confiance.) Franchement, colonel Wrangel.... moi aussi, de cœur, j’ai toujours été bon Suédois.... Eh! vous l’avez éprouvé en Silésie et devant Nurenberg. Je vous ai souvent eus en mon pouvoir, et toujours je vous ai laissés échajiper par une porte de derrière. C’est là ce qu’ils ne me pardonnent pas à Vienne , c’est là ce qui maintenant me pousse à cette démarche.... Et, comme nos intérêts s’accordent de la sorte, ayons aussi l'un envers l’autre une pleine conliance.
WRANGEL
1-1 confiance viendra, poui’Mi que chacun ait d'abord ses sûretés.
WALLENSTEIN
Je remarque que le chancelier ne se lie pas encore bien à moi. Oui. j’en conviens.... le jeu ne paraît pas être absolument à mon avantage. Son Excellence croit que, si je puis me jouer
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