‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 342 sur 438 · LA MOUT DE WALLENSTEIN · texte numérisé non relu

LA MOUT DE WALLENSTEIN

OCTAVIO

Cela peut se faire.

ISOLA NI

Frère, je ne suis point de ceux qui sont braves en paroles et qui, au moment de l’action, gagnent honteusement le large. Le duc s’est conduit en ami envers moi, oui! Dieu le sait! Je lui dois tout. Il peut compter sur ma fidélité.

OCTAVIO

C’est ce que nous verrons.

ISOLANI.

Tenez-vous sur vos gardes. Tous ne pensent pas ainsi. Beaucoup ici tiennent encore pour la cour, et pensent que les signatures qu’on a dernièrement surprises ne les engagent à rien.

OCTAVIO

Vraiment? Nommez-moi donc ceux qui pensent ainsi.

ISOLANI.

Eh ! que diable! Tous les Allemands parlent ainsi. Il y a aussi Esterhazy, Kaunitz, Déodat, qui déclarent maintenant que l’on doit obéir à la cour.

OCTAVIO

Cela me réjouit.

ISOLANI.

Vous réjouit ?

OCTAVIO

Oui , de voir que l’empereur a encore de si bons amis et de si braves serviteurs. .

ISOLANI.

Ne plaisantez pas ! Ce ne sont pas précisément des hommes sans valeur.

OCTAVIO

Assurément non! Dieu me garde de plaisanter! Je me réjouis très-sérieusement de voir la bonne cause aussi forte.

ISOLANI.

Que diable! qu’est-ce-ci? N’ètes-vous donc pas?... Pourquoi suis-je donc ici?

OCTAVIO, avec autorilé.

Pour déclarer rondement et nettement si vous voulez qu’on vous nomme ami ou ennemi de l’empereur.

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