ACTE III, SCÈNE IV
(le l'amitié. Et c'est ce loyal soldat, contre qui mon esprit me met en garde, qui m'offre le premier gage de fortune.
ILLO
Et l'autorité de son exemple te gagnera, n'en doute pas, les meilleurs de l'armée.
WALLENSTEIN
Maintenant, va, et envoie-moi ici à l'instant Isolani. Je me le suis encore attaché par un récent service. Je veux commencer par lui. Va; {Illo sort. Pendant ce temps, les autres personnages sont revenus sur le devant.)
WALLENSTEIN
Eh! voyez! la mère avec sa fille chérie! Reposons-nous une fois des affaires.... Venez! J'éprouvais le besoin de passer une heure sereine dans le cercle chéri des miens.
LA COMTESSE
. 11 y a longtemps , mon frère , que nous n'avons été ainsi réunis.
WALLENSTEIN, à part, à la Comtesse.
Peut-elle entendre la nouvelle? Est-elle préparée?
LA COMTESSE
Pas encore.
WALLENSTEIN
Viens, ma fille. Assieds-toi près de moi. Un bon esprit repose sur tes lèvres. Ta mère m'a vanté ton talent : une douce voix , me dit-on , habite en toi , la voix de l'harmonie qui enchante l'éme. J'ai besoin en ce moment d'une telle voix pour chasser le mauvais démon qui agite ses noires ailes autour de ma tète.
LA DUCHESSE
OÙ as-tu ton luth, Thécla? Viens, fais entendre à ton père une preuve de ton, talent.
THÉCLA
O ma mère! Dieu!
LA DUCHESSE
Viens, Thécla, et réjouis ton père.
THÉCLA
Je ne puis, ma mère....
LA COMTESSE,
Comment? Qu'est-ce que cela, ma nièce?
LA MORT DE WALLENSTEIN
TirfcLA , à la Comtesse.
Ëpargnez-moi.... Chanter.... maintenant.... dans cette angoisse, l'dme accablée d'un tel fardeau.... chanter devant lui.... qui précipite ma mère dans la tombe!
LA DUCHESSE
Comment, Thécla, des caprices? Ton père bienveillant auraitil en vain témoigné un désir?
LA COMTESSE
Voici le luth.
THÉCLA
O mon Dieu!... Comment puis-je?... {Elle tient l'instrument d'une main tremblante; son dme est en proie au plus violent combat, et au moment où elle doit commencer à chanter, elle tressaille, rejette l'instrument et sort précipitamment.)
LA DUCHESSE
Mon enfant.... Oh! elle est malade! <
WALLENSTEIN
üu’a donc ma fille? Est-elle souvent ainsi?
LA COMTESSE
Eh bien! puisqu’elle se trahit elle-même, je ne veux pas non plus me taire plus longtemps.
Comment? i-
LA COMTESSE
Elle Taime. •
WALLENSTEIN
Elle aime! qui?
LA COMTESSE
Elle aime Piccolomini. Ne Tas-tu pas remarqué? Ma sœur non plus?
LA DUCHESSE
Oh! était-ce là ce qui oppressait son cœur? Que Dieu te bénisse, mon enfant! Tu n’as pas à rougir de ton choix.
LA COMTESSE
Ce voyage.... Si ce n’étaient pas là les vues, n’accuse que toimême. Tu aurais dû choisir un autre compagnon de route.
WALLENSTEIN