‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 366 sur 438 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

WALLENSTEIN se redresse.

I.CS étoiles ne mentent pas ; mais cela est arrivé contrairement au cours des astres et au destin. La science est vraie et loyale, mais ce cœur faux porte le mensonge et la fraude dans le ciel véridique. La divination ne repose que sur la vérité; quand la nature chancelle et sort de ses limites, alors toute science s’égare. Si c’est une superstition de ne vouloir pas déshonorer la forme humaine par de tels soupçons, oh! jamais je ne rougirai de cette faiblesse. Il y a une sorte de religion jusque dans l’instinct de la bête : le sauvage lui-même ne boit pas avec la victime à qui il veut plonger son épée dans le sein. Ce n’est pas là un acte d’héroïsme, Octavio! Ce n’est pas ton habileté qui triomphe de la mienne, c’est ton mauvais cœur qui a remporté une honteuse victoire sur mon cœur loyal. Nul bouclier n’a arrêté ce coup mortel ; tu l’as dirigé, comme un infâme, sur une poitrine sans défense. Contre de telles armes, je ne suis qu’un enfant.

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