‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 368 sur 438 · I.a garde l’a arrêté · texte numérisé non relu

I.a garde l’a arrêté

ILLO frappe du pied.

Damnation !

BUTTLER

Sa lettre a été ouverte, et elle court dans tout le camp....

WALLENSTEiN, attentif.

Vous savez ce qu'elle contient?

BUTTLER, hésitant.

Se m'interrogez pas.

TERZKT.

Oh !... malheur à nous, Illo I Tout s’écroule !

, WALLENSTEIN

Ne me cachez rien. Je puis entendre les plus tristes nouvelles. Prague est perdu. Il l’est ? Avouez-le moi franchement.

BUTTLER

Il est perdu. Tous les régiments, à Budweis, Tabor, Braunau, Kônigingrætz, Brünn et Znaïm, vous ont abandonné et ont renouvelé leur serment à l’empereur : vous-même, avec Kinsky, Terzky, Illo, vous êtes mis au ban de l’empire. (Terzky et Jllo donnent des marques d'e/froi et de fureur. Wallenstein demeure ferme et calme.)

WALLENSTEIN, après une pause.

(l’est décidé, tant mieux!,., et me voilà bien vite guéri de toutes les tortures du doute. Ma poitrine est de nouveau libre, mon esprit lucide. Il faut qu’il fasse nuit là où rayonnent les étoiles de Friedland. Je tirais l’épée avec une résolution hésitante, un courage chancelant ; je le faisais avec répugnance, tant

LA MOUT DE WALLENSTEIN

que le choix m'était permis. La nécessité est là, le doute s’enfuit. Maintenant, je combats pour ma tête et ma vie. {Il sort. Us autres le suivent.)

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