I.a garde l’a arrêté
ILLO frappe du pied.
Damnation !
BUTTLER
Sa lettre a été ouverte, et elle court dans tout le camp....
WALLENSTEiN, attentif.
Vous savez ce qu'elle contient?
BUTTLER, hésitant.
Se m'interrogez pas.
TERZKT.
Oh !... malheur à nous, Illo I Tout s’écroule !
, WALLENSTEIN
Ne me cachez rien. Je puis entendre les plus tristes nouvelles. Prague est perdu. Il l’est ? Avouez-le moi franchement.
BUTTLER
Il est perdu. Tous les régiments, à Budweis, Tabor, Braunau, Kônigingrætz, Brünn et Znaïm, vous ont abandonné et ont renouvelé leur serment à l’empereur : vous-même, avec Kinsky, Terzky, Illo, vous êtes mis au ban de l’empire. (Terzky et Jllo donnent des marques d'e/froi et de fureur. Wallenstein demeure ferme et calme.)
WALLENSTEIN, après une pause.
(l’est décidé, tant mieux!,., et me voilà bien vite guéri de toutes les tortures du doute. Ma poitrine est de nouveau libre, mon esprit lucide. Il faut qu’il fasse nuit là où rayonnent les étoiles de Friedland. Je tirais l’épée avec une résolution hésitante, un courage chancelant ; je le faisais avec répugnance, tant
LA MOUT DE WALLENSTEIN
que le choix m'était permis. La nécessité est là, le doute s’enfuit. Maintenant, je combats pour ma tête et ma vie. {Il sort. Us autres le suivent.)