‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 380 sur 438 · LES PRÉCÉDENTS, MA.\ PICCOLOMINI · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, MA.\ PICCOLOMINI

MAX, s’avançant au milieu de la salle.

Oui, oui! Le voici. Je ne puis errer plus longtemps, d’un pas timide, autour de cette demeure, pour épier furtivement le moment favorable.... Cette attente, cette angoisse sont audessus de mes forces. (.-Ulant à Thècla, qui s'est jetée dans les bras de sa mère.) Oh ! regarde-moi ! Ne détourne pas les yeux , ange adorable! Avoue-le librement devant tous. Ne crains personne. Entende qui voudra que nous nous aimons. Pourquoi le cacher encore? Le mystère est pour les heureux; le mallieur, le malheur sans espoir, n’a plus besoin de voile; il peut agir librement, à l’éclat de mille soleils. {Il remarque la Comtesse, qui jette sur Thècla un regard triomphant.) Non, tante Terzky, ne me regardez pas avec attente, avec espoir! Je ne viens pas pour demeurer. Je viens prendre congé.... C’est fini. 11 faut, il faut que je te quitte, Thècla.... il le faut! Mais je ne puis emporter ta

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