‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 393 sur 438 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

WALLENSTEIN , s'entretenatU avec k BOURGMESTRE D’ÉGRA ;

LES PRÉCEüE.NTS.

WALLENSTEIN

Vous étiez autrefois ville libre? Je vois que vous portez dans vos armes une moitié d’aigle. Pourquoi une moitié seulement ?

LE BOURGMESTRE

Nous étions ville libre d’empire ; mais depuis deux cents ans la ville est engagée à la couronne de Boliême. Üe là vient que nous n’avons plus qu’une moitié d’aigle, la partie inférieure est frettée, jusqu’à ce que l’empire peut-être nous rachète.

WALLENSTEIN

Vous méritiez la liberté. Tenez-vous seulement bien. Ne prêtez pas l’oreille aux propos des agitateurs. A combien montent vos impôts ?

LE BOURGBŒSTRE haussc Ics épauUs.

Si haut qu’à peine nous pouvons y atteindre. La garnison vit aussi à nos frais.

Je veux que vous soyez soulagés. Dites-moi , il y a encore des protestants dans la ville? ( Le Bourgmestre hésite.) Oui , oui ! je le sais. Il s’en cache encore beaucoup dans ces murs.... Oui , avouez-le franchement.... A’ous-méme.... n’est-il pas vrai? ( Il le regarde /ixement. Le Bourgmestre s’effraye.) Soyez sans crainte. Je liais les jésuites. .. Si cela dépendait de moi , ils .seraient depuis longtemps hors des limites de l’empire.... Le Missel ou la

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