‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 407 sur 438 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TlIÉr.L.\, LE CAPITAINE SUÉDOIS, Mlle DE NEUBRUNN.

LE CAPITAINE s'approche respectueusement.

Princesse.... je dois vous demander pardon, ma parole soudaine et irréfléchie.... Comment pouvais-je....

THÉCLA , avec dignité.

V'ous m’avez vue dans mon affliction. Un malheureux hasard vous a fait tout à coup , vous , étranger , mon contident.

LE CAPITAINE

Je crains que mon aspect ne vous soit odieux , car ma bouche a prononcé une triste parole.

THÉCLA

I.a faute est à moi. C’est moi-môme qui vous l’ai arrachée, vous n’avez été que la voix de mon destin. .Mon effroi a interrompu le récit commencé. Je vous prie de l’achever.

LE CAPITAINE, ai'ec hésitation.

Princesse, cela renouvellera votre douleur.

THÉCLA

J’y suis préparée.... Je veux être calme. Comment a commencé le combat 1 Achevez.

LE CAPITAINE

Nous nous tenions, sans nous attendre à nulle attaque, près de Neustadt, faiblement retranchés dans notre camp, quand, vers le soir, un nuage de poussière s’éleva du côté de la forêt, et que notre avant-garde fuyant se précipita dans le camp et cria : « Voici l’ennemi ! • A peine avions-nous eu le temps de nous jeter à la hâte sur nos chevaux, que déjà les Pappenheim , accourant à bride abattue forçaient nos premières défenses. Le fossé qui

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