ACTE IV, SCkNE XI
NEUDRUNN.
Ah ! et que deviendra votre mère quand vous aurez disparu?
THÉCLA, répéchissant et regardant avec douleur devant elle.
Oh ! ma mère !
NEUBRUNN.
Elle souffre déjà tant, cette bonne mère! faut-il que ce dernier coup la frappe encore?
THÉCLA
Je ne puis le lui épargner.... Va seulement, va.
NEUBRUNN.
De grâce , réfléchissez bien à ce que vous faites.
Iaîs réflexions à faire sont déjà faites.
NEUBRUNN.
Et quand nous serons là, qu’adviendra-t-il de vous?
THÉCLA
Là un Dieu l’inspirera à mon âme.
NEUBRUNN.
Maintenant, votre cœur est plein d’agitation, chère maîtresse; ce n’est pas là le chemin qui conduit au repos.
THÉCLA
Au profond repos, à celui qu’il a trouvé, lui aussi.... Oh! hâte-toi , va. N’ajoute plus d’autres paroles. Une force que je ne sais comment nommer m'entraîne irrésistiblement vers sa tombe. Là je serai soulagée, à l’instant même. Le lien de l’affliction qui étouffe le cœur'se déliera.... mes larmes couleront. Oh! va, nous, pourrions depuis longtemps être en route. Je ne trouverai point de repos que je ne me sois échappée de ces murs.... ils s’écroulent sur moi.... Une sombre puissance me presse et me pousse hors d’ici.... Ah! quelle est cette impression ! Tous les espaces de cette maison se remplissent de fantômes pâles et creux.... Je n’ai plus de place.... Il en vient sans cesse de nouveaux. lÆur foule affreuse me chasse de ces murs , moi vivante.
NEUBRUNN.
Vous me jetez dans l’angoisse et l’épouvante, mademoiselle, si bien que moi-même je n’ose plus demeurer. Je sors et vais sur-le-champ appeler Rosenberg. {Elle s'en va.)
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LA MOHT DE WALLEXSTEIN.