‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 427 sur 438 · ACTE V, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI

CORDON

Il ne doit pas mourir! pas mourir par vous! Le ciel ne veut point de votre bras. Voyez, il est blessé.

BUTTLER

11 n’est pas besoin de mon bras.

GORDON

Les coupables sont morts. La justice est satisfaite. Que ce sacrilicc l’apaise! [Le Valet de chambre vient par la galerie, le doigt sur la bouche , pour commander le it/cncc.) Il dort! Oh! ne tuez pas le saint sommeil !

BUITLER.

Non ! Il faut qu’il meure éveillé. (Il veut sortir.)

GORDON

■\h! son cœur est encore tourné vers les choses de la terre; il n’est pas prêt à paraître devant son Dieu.

BUTTLER

Dieu est miséricordieux. (Il veut sortir.)

GORDON le relient.

Accordez-lui seulement encore cette nuit.

BUTTLER

L’instant prochain peut nous trahir. (Il s'éloigne.)

GORDON le retient.

Seulement une heure !

BUTTLER

l.dchez-moi! Que peut lui servir ce court délai?

Oh! le temps est un dieu fécond en miracles. Dans une heure il s’écoule bien des milliers de grains de sable : non moins rapide est, dans l’homme, le mouvement des pensées. Une heure seulement! A^otre cœur, le sien peuvent changer.... Il peut venir une nouvelle.... un événement heureux, décisif, sauveur, peut soudain tomber du ciel.... Oh! que ne peut une heure!

BUTTLER

Vous me rappelez combien les minutes sont précieuses. (Il frappe du pied.)

SCUlLUtn. — TH. Il

LA MORT DK WALLEXSTEIX.

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