‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 426 sur 438 · I.A MORT DE WALLF.NSTEIX · texte numérisé non relu

I.A MORT DE WALLF.NSTEIX

GORDON

Üue dois-je faire? Tenterai -je de le sauver? Donnerai -je l’alarme à la maison, aux gardes?

BUTTi.ER paraît dans le fond.

Une lumière brille dans le corridor. Elle mène à la chambre k coucher du prince.

GORDON

Mais no sera-ce pas violer mou serment à remjMjreur? Et s’il échappe et va accroître la force de l’ennemi , n’amasserai-je pas sur ma tète toutes les terribles conséquences?

• BUTTLER, venant un peu plus près.

Silence! Ecoute! Oui parle là?

GORDON

Ah! il vaut mieux pourtant que j’abandonne tout au ciel. Car que suis-je pour prendre sur moi une si grande action? Ce n’est pas moi qui l’ai tué, s’il périt; mais son salut serait mon œuvre, à moi, et il me faudrait en supporter toutes les graves conséquences.

BUTTLER, avançant.

Je connais cette voix.

Buttler!

BUTTLER

C’est Gordon. Que cherchez-vous ici? I^e duc vous a-t-il congédié si tard ?

GORDON

Vous portez la main en écharpe?

BurrLER.

Elle est blessée. Cet lllo a combattu comme un désespéré, jusqu’à ce qu’enfin nous l’ayons couclié par terre....

GORDON tressaille d'horreur.

Ils sont morts!

BUTTLER

C’est fait.... Est-il au lit?

GORDON

Aie. Buttler.

BUTTLER, pressant.

Y est-il? Parlez. Le fait ne peut demeurer longtemps caché.

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