I.A MORT DE WALLF.NSTEIX
GORDON
Üue dois-je faire? Tenterai -je de le sauver? Donnerai -je l’alarme à la maison, aux gardes?
BUTTi.ER paraît dans le fond.
Une lumière brille dans le corridor. Elle mène à la chambre k coucher du prince.
GORDON
Mais no sera-ce pas violer mou serment à remjMjreur? Et s’il échappe et va accroître la force de l’ennemi , n’amasserai-je pas sur ma tète toutes les terribles conséquences?
• BUTTLER, venant un peu plus près.
Silence! Ecoute! Oui parle là?
GORDON
Ah! il vaut mieux pourtant que j’abandonne tout au ciel. Car que suis-je pour prendre sur moi une si grande action? Ce n’est pas moi qui l’ai tué, s’il périt; mais son salut serait mon œuvre, à moi, et il me faudrait en supporter toutes les graves conséquences.
BUTTLER, avançant.
Je connais cette voix.
Buttler!
BUTTLER
C’est Gordon. Que cherchez-vous ici? I^e duc vous a-t-il congédié si tard ?
GORDON
Vous portez la main en écharpe?
BurrLER.
Elle est blessée. Cet lllo a combattu comme un désespéré, jusqu’à ce qu’enfin nous l’ayons couclié par terre....
GORDON tressaille d'horreur.
Ils sont morts!
BUTTLER
C’est fait.... Est-il au lit?
GORDON
Aie. Buttler.
BUTTLER, pressant.
Y est-il? Parlez. Le fait ne peut demeurer longtemps caché.