‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome deuxième. 3Chapitre 47 sur 438 · L\ PRINCE.SSE, DOMINGO · texte numérisé non relu

L\ PRINCE.SSE, DOMINGO

DOMINGO

A VOS ordres, gracieuse princesse.

LA PRINCESSE, $uwuiU le Üue cTun regard curieux.

Est-ce que, par ha.sard, nous ne serions pas absolument seulsî Vous avez, à ce que je vois, encore un témoin près de vous?

DOMINGO

Comment?

LA PRINCESSE

Quelle est la persomie qui vient de vous quitter à l’instant même?

DOMINGO

Le duc d’Albe, gracieuse princesse, qui demande la permission d'étre admis après moi.

LA PRINCESSE

Le duc d’Albe? Que veut-il ? Que peut-il vouloir? Sauriez-vous peut-être me le dire?

DOMINGO

Moi? et avant de savoir quel événement important me procure le bonheur dont j’ai été privé si longtemps, d’approcher de nouveau la princesse d’Éboli î {Moment de silence, pendant lequel ü attend sa réponse.) S’est-il enfin présenté quelque circonstance qui parle en faveur des vœux du roi? Ai-je eu raison d’espérer que de plus sages réflexions pourraient vous avoir réconciliée avec une offre que l’entêtement, le caprice, avaient seuls repoussée? Je viens avec toute l’impatience de l’attente....

LA PRINCESSE

Avez-vous porté au roi ma dernière réponse?

DOMINGO

J’ai encore différé de lui faire cette mortelle blessure. Il en est encore temps, princesse. Il dépend de vous d’adoucir cette réponse.

Annoncez au roi que je l’attends.

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