‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 142 sur 372 · UN MASQUE · texte numérisé non relu

UN MASQUE

Nous sommes habitués à les payer par des actions.

FIESQUE

l'ne mâle réponse , et.... c'est Verrina!

verrina û te son masque.

Fiesque reconnaît plus vite ses amis sous leurs masques, qu'ils ne le retrouvent sous le sien.

FIESQUE

Je ne comprends pas cela. Mais pourquoi ce crêpe de deuil à ton bras? Se pourrait-il que Verrina eût perdu quelqu’un et que Fiesque n'en sût rien ?

Une nouvelle de deuil ne convient pas dans les joyeuses fêtes de Fiesque.

FIESQUE

Cependant , quand un ami le réclame.... ( Il lui serre la main arec chaleur. ) Ami de mon âme ! qui nous est mort à tous deux?

A tous deux! à tous deux! Oh! ce n’est que trop vrai!... Mais les fils ne portent pas tous le deuil de leur mère.

FIESQUE

Ta mère est depuis longtemps en poussière.

verrina, d'un Ion significatif.

Il me souvient que Fiesque m'appelait frère, parce que j’étais le lils de sa patrie.

fiesque, d'un ton badin.

Ab! c’est cela? Ainsi, votre intention était de plaisanter? Porter le deuil de Gênes! et c'est vrai, Gênes est en effet h l'agonie. Notre cousin commence à devenir un plaisant fort ingénieux.

CALCAGNO

Il a parlé sérieusement, Fiesque.

FIESQUE

F.h ! sans doute , sans doute! C’est cela même. Avec ce ton tout sec et cet air larmoyant. La plaisanterie perd tout son prix , quand le plaisant rit lui-même. Une vraie mine d’enterrement! Aurais-je jamais pensé que le sombre Verrina deviendrait encore dans ses vieux jours un gaillard aussi jovial?

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