ACTE I, SCÈNE XI
de ville. Tu viendras bien avec nous, ( d'un ton railleur) pour voir le triomphe de notre liberté.
SACCO
II y a là une épée à terre. Verrina a le regard farouche. Berthe a les yeux rouges.
CALCAGNO
Par le ciel! je m’en aperçois aussi maintenant.... Sacco, il est arrivé ici quelque malheur.
verrina avance deux sièges.
Asseyez-vous.
SACCO
Ami, tu nous effrayes.
CALCAGNO
Ami, je ne t’ai jamais vu ainsi. Si Berthe n'avait pleuré, je te demanderais : « GÔnes croule-t-elle en ruines? » verrina , d’une voix terrible.
En ruines! asseyez-vous.
calcagno , effrayé, s'asseyant ainsi que Sacre).
Homme! je t’en conjure!
Écoutez !
calcagno.
Quel soupçon, Sacco?
Génois.... vous connaissez tous deux l’ancienneté de mon nom. Vos ancêtres ont été l°s eaudataires des miens. Mes pères ont combattu les combats de la république. Mes mères étaient les modèles des Génoises. L’honneur était notre seul patrimoine, et passait, comme un héritage, du père au lils Oui
peut dire le contraire?
SACCO
Personne.
CALCAGNO
Aussi vrai qu’il est un Dieu, personne.
Je suis le dernier de ma race. Ma femme glt dans la tombe. Cette fille est tout ce qu’elle m’a légué. Génois, vous êtes témoins de la manière dont je l’ai élevée. Quelqu’un comparaitra-t-il pour m’accuser d’avoir négligé ma Berthe?
T. A CONJURATION DE FIESQUE
CALCAGNO
Ta fille est un modèle dans Gènes.
Mes amis! je suis un vieillard. Si je la perds, je ne puis plus en espérer d’autre. Ma mémoire est éteinte. {Avec une terrible explosion.) Je l’ai perdue. Ma race est infâme.
tous deux , fort agités.
Que Dieu nous en préserve! ( Berthe se roule en sanglotant sur le sofa.)
Non! n’en doute pas, ma fille. Ces hommes sont braves et bons. S’ils pleurent sur toi , il y aura quelque part du sang de versé. Hommes, n’ayez pas l’air si stupéfaits! (Lentement, avec gravité.) Qui opprime Gênes , peut bien faire violence à une jeune fille ?
tous deux se lèvent d'un bond et repoussent leurs sièges.
Gianettino Doria!
berthe, poussant un cri.
Murs, tombez sur moi ! Mon Scipion!