‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 162 sur 372 · I.ÉONORE recule avec indignation et hauteur · texte numérisé non relu

I.ÉONORE recule avec indignation et hauteur

Voilà où tendait ta compassion, hypocrite?... Tu trâhis dans une génuflexion l’amitié et l'amour! Fuis mes yeux à jamais! Sexe abominable ! Jusqu'ici j’avais cru que tu ne trompais que des femmes ; j'ignorais encore que tu te trahissais toi-même. calcagno se lève interdit.

Gracieuse dame....

LÉONOHE.

Ce n’est pas assez de rompre le sceau sacré de la contiance , l’hypocrite souffle encore la contagion 3ur le miroir immaculé de la vertu, et il veut instruire mon innocence dans l’art du parjure.

calcagno, vivement.

Le parjure, mais c'est vous seule qui en êtes innocente, Madonna !

LÉONÛRE.

Je comprends, et tu voudrais que mon ressentiment pervertit mes sentiments? Mais ce que tu ne savais pus, ( avec une grande fierté) c’est que le malheur éminent d'être brisé pour Fiéfcque suffit déjà à ennoblir un cœur de femme. Va! la honte de Fiesquo

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