‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 238 sur 372 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

FIESQUE arrive armé et s’arrête devant le palais d’André Doria; ensuite ANDRÉ.

FIESQUE

Le vieillard a tenu parole.... Dans le palais, toutes les lumières sont éteintes. Il n'y a point de gardes. Je vais sonner. ( Il sonne. ) Hé! holà! Éveille-toi, Doria! Tu es trahi, vendu, éveille-toi! Holà! holà! holà! Éveille-toi!

andré paraît au balton.

Qui a tiré la cloche?

fiesque , déguisant sa voir.

N’interroge pas! Écoute et obéis! Ton astre se couche, doge; Gènes se soulève contre toi. Les bourreaux sont proches, et tu peux dormir, André?

ANDRÉ , avec dignité.

Je me rappelle comme la mer en courroux luttait avec ma Bellone, au point que la quille craquait et que le haut du mât se brisait.... et cependant André Doria dormait paisiblement. Qui envoie les bourreaux ?

FIESQUE

Un homme plus redoutable que la mer en courroux, Jean- Louis Fiesque.

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