‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 243 sur 372 · ANDRÉ DORI A, DES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

ANDRÉ DORI A, DES ALLEMANDS

UN ALLEMAND

Les assaillants se sont dirigés par là. Sautez à cheval, doge !

ANDRÉ

l^issez-moi contempler encore une fois les tours de Gênes et le ciel. Non , ce n’est pas un rêve, André est trahi.

UN ALLEMAND

Des ennemis de toutes parts. Partez! fuyez au delà des frontières! andré se jette sur le cadavre de son neveu.

Je veux finir ici. Que personne ne me parle de fuir. Ici gtt la force de ma vieillesse. Ma carrière est terminée. ( Calcagno dans le lointain, avec des conjurés. )

UN ALLEMAND

Voici des assassins! Des assassins! Fuyez, mon vieux prince. andré, quand les tambours recommencent à battre.

Ecoutez, étrangers! Ecoutez! fie sont les Génois, dont j’ai brisé le joug. (Il se voile le visage.) Récompense-t-on aussi de la sorte dans votre pays?

UN ALLEMAND

Partez! partez! partez! pendant que nos os allemands ébrécheront leurs lames. (Calcagno approche.)

ANDRÉ

Sauvez-vous! Laissez-moi ! Épouvantez les nations par cette horrible nouvelle : « Les Génois ont tué leur père.... »

UN ALLEMAND

En route! Tuer n’est pas encore chose faite.... Camarades, arrêtez. Prenez le doge au milieu de vous. ( Ils tirent leurs épées.) Fouettez-moi ces chiens velches pour leur inculquer le respect qu’on doit à une tête blanche....

calcagno crie:

Qui vive? qu’y a-t-il là?

les allemands , frappant à grands coups.

Des horions allemands! (Ils sortent en combattant. Le cadavre de Gianettino est emporté.)

Page 1