ACTE V, SCÈNE VIII
BOURGOGNINO.
Sans doute on proclame Fiesque doge. La plèbe le divinise et lui a apporté bruyamment la pourpre. La noblesse a regardé en frémissant et n’a pu dire non.
vt: r ri n a rit avec amertume.
Tu vois donc, mon (ils , il faut que je parte bien vite et que je sois le premier à prêter au nouveau monarque le serment d'hommage.
bourgognino l'arrête .avec effroi.
Que voulez-vous faire? Je vous accompagne.
berthe s'attache avec anxiété à Bourgognino.
Dieu! qu’est-ce donc, Bourgognino? Quel projet couve mon père?
J’ai converti tout notre avoir en or et l’ai fait porter sur ton vaisseau. Prends ta fiancée et monte à bord sans délai. Peutêtre vous suivrai-je bientôt, peut-être jamais.... Vous ferez voile pour Marseille, et (/es embrassant avec émotion).... et que Dieu vous conduise!
bourgognino, résolu.
Verrina, je demeure; le danger n'est pas encore passé. verrina lui amène Berthe.
Orgueilleux, insatiable , folâtre avec ta fiancée. Tu as expédié ton tyran , laisse-moi le mien. ( Ils sortent.)