ACTE V, SCÈNE XVI
* fiesque, fort ému.
Sois.... mon.... ami.
Rejette cette pourpre odieuse, et je le suis!... Le premier prince fut un meurtrier et introduisit l’usage de la pourpre pour cacher dans cette couleur de sang les taches de son crime.... Écouté, Fiesque.... je suis un homme de guerre, les joues humides ne sont guère mon fait.... Fiesque.... ce sont mes premières larmes.... Rejette cette pourpre!
FIESQUE
Tais-toi !
verrina, avec plus de véhémence.
Fiesque.... fais mettre ici, comme récompense, toutes les
couronnes de notre planète et là, comme épouvantail,
toutes ses tortures , pour que je m’agenouille devant un mortel.... je ne m’agenouillerai pas.... Fiesque! (se jetant à ses pieds) c’est ma première génuflexion.... Rejette cette pourpre !
FIESQUE
Lève-toi et ne m’excite pas davantage.
VERRINA, résolu.
Je me lèvé, je ne t’excite plus. (Ils sont près (Tune plancha qui conduit à une galère.) Le prince a le pas. ( Ils passent sur la planche.)
FIESQUE
Pourquoi me tires-tu ainsi par mon manteau?... 11 tombe! verrina , d’un ton d'amère et terrible raillerie.
Eh bien! quand la pourpre tombe, il faut que le doge la suive. (Il le précipite dans la mer.)
•fiesque , dans les pots.
Au secours, Gènes! au secours! au secours de ton doge.
(Il est englouti.)
LA CONJURATION DE FIESQUE