SCÈNE II
La chambje à coucher du vieux Moor.
LE VIEUX MOOR, endormi dans son fauteuil; AMALIE. amalie , s’approchant d'un pas léger.
Doucement, doucement! il sommeille. (Elle se place devant le vieillard endormi.) Qu'il est beau! qu’il est vénérable!... vénérable comme on nous peint les saints!... Non, je ne puis être irritée contre toi! je ne puis t’en vouloir, tête aux blanches boucles! Sommeille doucement, et que ton réveil soit joyeux. Je veux seule m’en aller souffrir.
le vieux moor, rêvant.
Mon fils! mon fils! mon fils!
amalie saisit sa main.
Écoute, écoute! son lils est dans ses rêves.
le vieux moor.
Es-tu là? Es-tu vraiment là? Ah! que tu parais misérable! Ne me regarde pas de ce regard plein d'affliction! Je suis assez malheureux.
amalie se fuite de l’éveiller.
Ouvrez les yeux, cher vieillard! Ce n’était qu’un rêve. Revenez à vous!