ACTE II, SCÈNE VU
Ferdinand, avec un rire amer.
.Mon père, mon père! vous faites ici une mordante épigramme contre la divinité, qui connaît si mal son monde et a fait un mauvais ministre d’un parfait valet de bourreau.
le président, aux autres.
Qu’on l’emmène.
FERDINAND
Mon père, elle figurera au pilori, mais avec le major, le lils du président..,. Persistez-vous encore?
LE PRÉSIDENT
Le spectacle sera d’autant plus bouffon.... Partez.
FERDINAND
Mon père, je jette sur cette jeune fille mon épée d'ofücier.... Persistez-vous encore ?
LE PRÉSIDENT
L’épée à ton côté s’est habituéo à être au pilori Allez !
allez! vous connaissez ma volonté.
Ferdinand repousse un sergent- de justice , saisit Liuise d’itn bras , et de l’autre dirige sur elle son épée.
Mon père, avant que vous déshonoriez mon épouse, je la perce de mon épée.... Persistez-vous encore?
LF. PRÉSIDENT.
Fais-le , si la pointe est assez aiguë.
Ferdinand lâche Ijouîsc cl lève au ciel un regard terrible.
Dieu tout-puissant! tu en es témoin.... Il n’y a pas un moyen humain que je n’aie tenté.... 11 faut que j’en emploie un diabolique.... Vous la conduisez au pilori : moi, pendant ce temps (il crie à l'oreille du président) je raconterai une histoire à la résidence : la manière dont on devient président. (Il sort.) le président, comme frappé de la foudre.
Qu’est-cc que cela?... Ferdinand !... Laissez-la libre. (Il court après le major.)
L’INTRIGUE ET L'AMOUR